CHASSEURS
MARIE HERMANiN.
UNE RELIGIEUSE
MARGUERITE
SCEXE PREMIERE.
Une rue. — A droite, un couvent.
Un jeane homme d'air pauvre et fier attend i la porte du couvent. Une jeune fille en sort.
HANS, MARIE
MARIE
Elle est sortie.
HANS
Encore! Allons, elle t'évite.
MARIE
Elle si bonne! oh ! non.
HANS
On se lasse si vite Du dévoùment à ceux qui ne sont pas puissants !
MARIE
Que deviendrions-nous alors, ô mon Dieu ! sans
La seule femme à qui je doive un peu d'ouvrage 1 — Non ! la voici !
Elle montre une religieuse au bout de la rue.
Je vais lui parler. Du courage.
IIANS.
Oli ! lu n'étais pas faite à plier les genoux! Pardonne-moi.
MARIE
Cher Hans! — Va.
Hans s'éloigne. — Arrive la religieuse. Marie l'aborde.
MARIE, LA RELIGIEUSE
MARIE
Madame...
LA RELIGIEUSE
Ah! c'est vous
MARIE
Pardon si j'ose ainsi vous parler dans la rue. Je ne connais que vous qui m'ayez secourue. .Te suis venue hier sans vous trouver; alors Je craignais de ne plus vous voir. —
LA RELIGIEUSE
J'étais dehors.
Mais qu'est-ce cju'on m'apprend de vous? Hé! ma petite, 11 paraît que la chair tendrement nous invite?