‹ Mes rimesChapitre 29 sur 29 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

Morufort .

—Oui, je me rends, mais en cela je pense

Pierrichon :

— Oui, s'il se rend, c'est que vraiment il

[pense

Morufort .

— Que nul ici. ne blâmera ce fait

Pierrichon :

—Que nul ici," ne blâmera ce fait.

Morufort .

— Car comme moi, grand nombre qu'on

[encense

Pierrichon .

— Car comme lui, grand nombre encense

Morufort .

— Font volte face au seul mot d'intérêt.

Pierrichon :

— Font volte face au seul mot d'intérêt.

Morufort : — Si parvenu dans ma pauvre province Plerrichon : — Si parvenu dans sa pauvre province,

Morufort : — Je vois, un jour, mon vieux républicain, Plerrichon : — Il voit un jour, son vieux républicain

Morufort : —Je lui dirai : vous parlez bien mon prince, Plerrichon : — Il lui dira : vous parlez bien mon prince,

Morufort : — Mais, avant tout, il faut avoir du pain. Plerrichon : — Mais, avant tout, il faut avoir du pain.

Plerrichon, (à part) .-—Allons, c'est fait l (haut) Àh ! tenez, Monsieur Morufort, vous m'aviez l'air si honnête, que j'savais ben qu'on finirait par s'entendre' sur la vraie politique d'notc pays. Deux montagnes s'rencontrent pas, qu'on dit, mais deux hommes d'esprit, c'est autre chose !

Morufort: — Merci du compliment, Monsieur Pierrichon, l'av'nir nous dira si vous dites vrai.

Plerrichon :— Eh ! ben, en attendant, mouillons notre nouvelle amitié, mais, cette fois, c'est à nos

santés !

Morufort : — Oui, à nos santés ! et répétons ensemble notre joyeux refrain.

Tous deux : — O liqueur ineffable

Compagne des humains, Liqueur inestimable Qui calme les chagrins.

C'est toi qui dans nos fêtes, .Rends si courtes les nuits, Et qui, montant les têtes En chasses les ennuis.

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