SOUS-LIEUTENANT
Canrobert. — La peau d'un capitaine. — Les Gendarmes maures. — Mesmer Ben-Matou. — Les princes d'Orient. — Comme en Espagne. — Soirées algériennes. — Visite à nos escadrons. — Un officier d'élite. — Le colonel Bouscaren. — Sous l'averse. — Saint-Arnaud. — Aux Moukalias.
Le siège du commandement central des vingt escadrons de spahis avait été fixé dans la capitale même de l'Algérie, et le colonel Yusuf s'y transporta presque aussitôt. Autorisé à conserver auprès de lui un officier, qui devait l'aider dans le travail considérable de la correspondance avec les escadrons provinciaux, il avait naturellement choisi le sous-lieutenant Fleury. Je gardai mes fonctions de secrétaire, et nous faisions un excellent ménage à trois.
Nous fîmes le voyage à bord de l'aviso l'Etna, commandé par le lieutenant de vaisseau de Maisonneuve, qui avait pour second un de mes anciens camarades de collège, le fils de l'amiral de Missiessy, enseigne de vaisseau. Ces deux officiers sympathisaient peu, car le lieutenant était aussi exubérant et en dehors que l'enseigne était compassé et en dedans. En même temps que nous, avait pris passage sur Y Etna le commandant Canrobert, qui allait remplacer, à la tête du 5e bataillon de chasseurs de Vincennes, son collé-