DERNIERE ETAPE
Un homme heureux. — Le 9e corps d'armée. — Mgr Freppel. — Choix et ancienneté. — Le règlement de 1876. — Difficultés. — Les manœuvres de Bléré. — Cuirassiers et dragons. — Mes contradicteurs. — Le général Berthaut. — Médecins militaires. — La guerre russo-turque. — Le 16 Mai. — Pouvait-on réussir? — Tournées présidentielles. — Quelques misérables. — Se soumettre ou se démettre. — Se soumettre et se démettre. — Suprême assaut. — Le Maréchal ! — Un grand méconnu. — Dernier adieu.
Lorsque, au mois de mai 1873, j'étais allé annoncer au général de Cissey que je le remplaçais comme ministre, j'avais trouvé un homme abattu, accablé. Lorsque, au mois de mai 1874, il vint reprendre de mes mains le portefeuille que j'avais pris des siennes, je vis un homme rayonnant. C'est goûter doublement les jouissances du pouvoir que de les retrouver par un coup inopiné du sort, alors qu'on les regrettait, après avoir cru leur dire un adieu définitif. Outre le ministère de la guerre, le général de Cissey recevait la présidence du Conseil et succédait au duc de Broglie. Il allait se trouver aux prises avec une Assemblée souveraine dans laquelle, grâce aux élections partielles, la majorité passait doucement de droite à gauche. Il allait se trouver en face d'une Europe dominée par le génie du prince de Bismarck, qui, loin d'avoir désarmé,