III. I
s MES SOUVENIRS.
marck visait fius haot qoe la possession do Scfalcswig ; a voulait cxHnpromettre la maison de Habsbourg vis-avis de la Confédération, lui enlever des sympathies qui . eussent entravé Tœuvre prussienne, c'est-à-dire la substitution de l'hégémonie réeDe des Hohenzc^em à la sufx^matie nominale de la Mais<m de Lorraine. Il n'était pas £â<jié non plus de voir manœuvrer aux côtés de l'armée prussienne l'armée autrirhienne, afin de se rendre compte de ce que valaient ses futurs ennemis. Cette guerre préparatoire, en révélant la supériorité du fusil à aiguille, fortifia les généraux prussiens dans la conviction qu'ils viendraient facilement à bout de l'armée austro-hongroise, et leur présagea par avance le futur succès de Sadowa.
Le Français est un homme qui n'aime pas se mettre à sa fenêtre. Chez nous, on s'occupe généralement fort peu de ce qui se passe à l'étranger. Cependant, le conflit apaisé avait laissé un certain malaise dans l'opinion des classes éclairées. L'EImpereur jusque-là avait passé pour l'arbitre de l'Europe. 11 avait joué, sinon dans la réalité, du moins aux yeux de son pays, ce rôle suprême qu'enviait naguère le grand Frédéric quand il disait : c Si j'étais le roi de France, il ne se tirerait pas un coup de canon en Europe sans ma permission, m Nous nous complaisions, jusqu'à nous y endormir, dans cette idée qui flattait notre orgueil. Or. on venait de tirer le canon en Europe sans nous demander licence. On l'avait tiré contre un de nos plus \'ieux et de nos plus fidèles alliés. C'était presque une offense, et on se demandait pourquoi l'Empereur n'avait pas fait profiter la Maison de Danemark de cette protection qu'il avait prv>ligiiée. d'acconl avec une opinion è^rée. à la Maison de Piémont qui, dan> toute >on histoire, n a jamais fait qu'exploiter les alliances.
L'Empereur, disait-on, aurait voulu s^ en faveur du Danemark^ mais l'abstention de l'Ai^ilelenre,