XL. De la magistrature actuelle. — 1773*, manuscrit
Exposé des inepties, des fautes, de la maladresse et même de la mauvaise foi du chancelier Maupeou.
XLI. Remontrances aux uns ou aux autres, ou lettre d'un magistrat à son ami. — Paris, 13 janvier 1775 *.
Ouvrageécrit pour M. le comte dé Provence qui l'avait demandé, et
DES OUVRAGES DE MOREAU. xxxv
Mémoire composé en 1774 *, pendant que M. de Maurepas travaillait à faire revenir l'ancien Parlement.
Ces deux ouvrages ont pour but de démontrer que l'opération de ce ministre pour rétablir l'ancienne magistrature fut aussi irrégulière que celle par laquelle M. de Maupeou l'avait détruite, et peutêtre même encore plus impolitique et plus dangereuse.
XLII. Lettre à M. delà Condamine sur la différence essentielle entre la Monarchie et le despotisme. Ecrite en 1773, elle ne fut imprimée qu'en 1777, à la tête du 1* volume des Discours sur l'histoire de France.
XLIII. Mémoire composé en 1780, sur les arrêts du Conseil qui avaient déclaré, en Guyenne, les murs et fossés des villes faisant partie du domaine, et qui avaient adjugé également au domaine les terres abandonnées par les rivières *.
Affaire rapportée devant le Roi lui-même.
XLIV. 1° Lettre d'un Français retiré à Rome, en date du 10 juillet 17..*.
2* Plan et défense pour disculper invariablement la France contre les reproches que lui fait aujourd'hui l'Angleterre *.
Ces deux ouvrages, qui n'ont pas été imprimés, ont été écrits pour le ministre, M. de Vergennes.
XLV. Principes de morale, de politique et de droit public, puisés dans Vhistoire de notre monarchie, ou Discours sur l'histoire de France *, dédiés au Roi.
Ce travail, commencé en 1768, devait faire l'objet de quarante discours ; vingt-trois ont été écrits ; vingt et un seulement furent imprimés et publiés en vol. in-8°, savoir : les l,r, 2e, 3e et 4*, en 1777 ; les 5e et 6% en 1778; les 7% 8- et 9e, en 1779; les 10- et 11e, en 1780; le !*, en 1781 ; les 13- et 14% en 1 782 ; le 15e, en 1783 ; le Ï6-, en 1784 ; le 17», en 1785; le 18e, en!786; le 19e, en 1787 ; le 20*, en 1788 ; le 21e, au commencement de 1789.
XLVl. Mémoire sur les fonctions de l'historiographe de France, ou projet pour les rendre, sans qu'il en coûte rien au gouvernement, infiniment plus utiles qu'elles ne l'ont été jusqu'ici *.
Composé en 1777; n'a point été imprimé
XLVI1. Conférences entre l'empereur Joseph II et le pape Pie VI, tenues à Vienne, dans le palais de l'Empereur, au mois de mai 1782 *. N'a point été imprimé.
« Cet ouvrage de pure imagination fut un essai du grand art que j'aurais désiré que tout le monde apprît pour concilier tous les différends et réconcilier tous les partis. » — (Note de Moreau.)
XLVili. Essai sur les bornes des connaissances humaines, par M. G..., vicaire de Ville d'Avray. Ouvrage composé en 1765; imprimé en 1782; seconde édition en 1785, à laquelle fut jointe une Lettre sur les principes, les règles et les bornes de la tolérance. — Chez Mérigot, Onfroy et Bar ois le jeune, quai des Augustins.
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Moreau y attaque la licence des philosophes qui nient tout et y combat également la hardiesse des théologiens qui veulent que l'on croie tout sur leurs paroles.
XLIX et L. Le Pot pourri de Ville-d'Avray *, imprimé en 1781, à l'imprimerie de Monsieur, aux frais de l'auteur, et pour ses seuls amis. Un volume de vers et deux autres petits volumes en prose intitulés :
Variétés morales et philosophiques, imprimées en 1785, encore aux dépens de Fauteur, et pour ses seuls amis.
Ces variétés renferment entre autres : les Réconciliations de l'autre nie, dialogue des morts, et un petit drame ; le Livre consolateur.
LI. Est-il utile en France que le monarque se choisisse un premier < ministre. 1777 *. Mémoire composé lors d une maladie de M. de Mau*epa&, et pendant que tous les comités de courtisans traitaient entre eux, mais en secret, cette question.
LU. Essai historique sur la nature des seigneuries féodales et sur les devoirs de celles qui sont possédées par V Eglise. — La Haye, 1786 *.
Ouvrage se composant de deux mémoires, écrits et imprimés de l'avis du garde des sceaux Miromesnil, qui les jugea utiles pour instruire le clergé de ses vrais intérêts dans le grand procès qu'il a soutenu si longtemps contre l'autorité royale.
LUI. Exposé historique de nos administrations populaires aux plus anciennes époques de la monarchie française. — Un volume in-80, chez Briant, rue Pavée-Saint- André-des-Arts, 1787.
Moreau démontre combien notre ancienne Constitution, essentiel-, lement ennemie du despotisme, avait de moyens pour maintenir inviolables la liberté des personnes et la jouissance des propriétés.
LIV. Lettre d'un magistrat, dans laquelle on examine également ce que la justice du Roi doit aux protestants, et ce que l'intérêt de son peuple ne lui permet pas de leur accorder. — Avignon, 1787 *.-
Opuscule composé de l'aveu du garde des sceaux Miromesnil, à l'occasion de la question du mariage des protestants.
LV. Acquit de. ma conscience, ou suite des Mémoires par lesquels, en 1788, Moreau annonçait jour par jour aux ministres les mauvais succès de leurs déplorables et irrégulières démarches. — Nous avons, sous ce même titre, un mémoire adressé au ministre Talleyrand *.
. LVI. Arrêt du Conseil d'État du Roi, qui attache irrévocablement à ta chancellerie de France une bibliothèque de législation, administration, histoire et droit public, règle la destination, pourvoit à l'entretien et aux accroissements de ladite bibliothèque, et en assure la communication à tous les départements des ministres de Sa Majesté.
Cet arrêt du Conseil, dont Moreau fut le rédacteur, contient à proprement parler son histoire depuis 1759 et présente le but vers lequel avaient été dirigées toutes ses études et toutes ses compositions.
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LVII. Henri IV peint par lui-même. — Brochure très courte, destinée par Didot le jeune à donner une idée des caractères qu'il voulait employer dans une collection qu'il méditait de tous les actes de l'Assemblée des notables en 1787. Moreau y avait recueilli quelques-uns des discours qu'Henri IV adressait aux villes qui abandonnaient successivement le parti de la Ligue, pour rentrer dans leur devoir.
LVI1I. Exposition et défense de notre Constitution monarchique française, précédée de l'historique de toutes nos assemblées nationales; dans deux mémoires où l'on établit qu'il n'est aucun changement utile dans notre administration dont cette Constitution même ne nous présente les moyens. — 2 volumes in-8% chez Moutard, 1789.
Écrit composé d'après l'ordre du Roi, transmis à Moreau par le garde des sceaux Lamoignon, qui lui donna aussi l'ordre d'imprimer.
Cet ouvrage est le dernier de tous ceux pour lesquels Moreau dut remplir les devoirs de sa place ; il fut publié dans le mois de février 1789, avant l'ouverture des Etats-généraux, et voilà pourquoi il lui donna pour épigraphe ce vers de Virgile :
Extremum hune Patria aima mihi concède laborem. ?
LIX. Origine et progrès de la bibliothèque de législation, d'histoire et de droit public, attachée à la chancellerie de France, ou Troisième mémoire sur les travaux littéraires dont file est le centre, destiné à être mis sous les yeux de l'Assemblée nationale par M. Moreau, après son entière retraite *.
Ce mémoire fut écrit à Versailles en 1790 et envoyé au garde des sceaux, archevêque de Bordeaux, Champion, qui l'avait demandé par lettre, pour le communiquer à l'Assemblée nationale; ri a donc encore un caractère semi-officiel.
LX. Instruction pastorale de M... évêque de &, par laquelle, le 19 septembre 1789, il ordonne les prières publiques demandées par Louis XVI à tous les évêques français pour obtenir les lumières qui pourraient éclairer l'Assemblée nationale, et la fin des troubles qui déjà menaçaient la France.
Ce manuscrit, commencé < sous le couteau de Robespierre », comme le dit l'auteur, est.le dernier qui figure dans son catalogue.
Les autres productions de Moreau sont, soit des recherches historiques ou des mémoires sur différentes sortes d'affaires, soit des services très libres rendus à quelques-uns de ses amis, ou des écrits destinés à instruire sa fille ou à se défendre lui-même contre ses ennemis politiques, soit enfin une suite de souvenirs faisant partie de sa propre histoire ou des manuscrits de famille, < par lesquels un vieillard voulait jouir à l'extrémité de sa vie du plaisir d'entretenir sa postérité. »
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Parmi ces ouvrages, nous citerons les principaux d'entre ceux que nous possédons ou dont Moreau lui-même nous a laissé l'indication :
LXII. Mémoire pour messire JeanLebeau, curé dans la ville de Sens, décrété pour refus public des sacrements à un janséniste. 1754.
LXIH. Suite de cahiers qui remontent jusqu'au 17 janvier 1757 et contiennent l'historique des premiers troubles causés par les billets de confession.
LX1V. Éloge historique de feu Mme la princesse de Condé (1760), imprimé dans un ouvrage périodique qui paraissait sous le titre de Moniteur.
LXV. Mémoire pour M. de Lally-Tollendal. — Manuscrit inachevé, 1762*.