CLAPISSON
Gibby la Cornemuse, une de ses meilleures partitions, renferme des morceaux remarquables, mais elle a le tort d’être d’un style un peu trop élevé, sinon trop sévère pour l’opéra comique. 11 est vrai que le premier rôle fut écrit pour Roger, qui visait déjà à devenir pensionnaire de l’Académie de musique. Est-ce à dire que M. Clapisson n’entend pas autrement l’opéra comique ? On le dirait, que sa Fanchonnette serait là pour protester et s’inscrire en faux contre cette assertion. A la bonne heure ! Voilà l’opéra comique tel qu’il doit être et tel que le public parisien, qui s’y connaît, le désire. Aussi a-t-il applaudi de grand cœur à l’apparition de cet ouvrage qui suffirait à la réputation du musicien. M. Clapisson a fait une seule fois appel à la muse tragique, il a écrit pour l’Opéra une partition en deux actes, Jeanne la Folle, et il a échoué. C’était le cas de lui rappeler ce vers mille fois répété :
' Ne forcez point votre talent, etc.
M. Clapisson n’aime pas seulement son art avec passion ; il aime aussi tout ce qui s’y rattache. S’il eût été un homme de lettres, il fût devenu bibliophile. 11 aime et recherche les vieux instruments,