SÉRAPHIN
Par un jour de chaleur, abandonnant l'ouvrage,
Un garçon jardinier s’endormit sous l’ombrage.
Son maitre, survenant, s’indisne de le voir,
Tout comme un grand seigneur, dormir avant le soir. I] le réveille alors à grands coups de cravache,
En le traitant de sot, de voleur et de lâche ;
Puis il ajoute encor :—Tu n'es pas digne, enfin,
Que le soleil t’'éclaire --Aussi, dit Séraphin,
C'est pour cela, monsieur, que j'ai recherché l'ombre Dans l'épaisseur du bois, où toujours il fait sombre.