‹ Mes vers [microforme]Chapitre 20 sur 155 · SÉRAPHIN · texte numérisé non relu

SÉRAPHIN

Par un jour de chaleur, abandonnant l'ouvrage,

Un garçon jardinier s’endormit sous l’ombrage.

Son maitre, survenant, s’indisne de le voir,

Tout comme un grand seigneur, dormir avant le soir. I] le réveille alors à grands coups de cravache,

En le traitant de sot, de voleur et de lâche ;

Puis il ajoute encor :—Tu n'es pas digne, enfin,

Que le soleil t’'éclaire --Aussi, dit Séraphin,

C'est pour cela, monsieur, que j'ai recherché l'ombre Dans l'épaisseur du bois, où toujours il fait sombre.

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