‹ Mes vers [microforme]Chapitre 31 sur 155 · LE CONGÉ · texte numérisé non relu

LE CONGÉ

Par un de ces beaux jours, que prodigue l'été, Où l’on ne rêve plus que joie et liberté,

Dans un grand séminaire onze ecclésiastiques Devaient passer le jour en austères pratiques, Quand l’un d’eux se fait fort d'obtenir un congé. Des mesures à prendre il est bientôt chargé.

Le jeune abbé connait au mieux le caractère

De leur supérieur: il le sait volontaire …

Il se rend prestement chez le prêtre et lui dit : Nous eùmes tout à l'heure un petit contredit, Mes confrères et moi, dont je vous fais arbitre : Ils prétendent qu'il faut assembler le chapitre. Quand des congés extra sont demandés par nous. Le contraire, moi seul, je soutiens contre eux tous. Je dis que ce pouvoir est du ressort du prêtre Qui nous dirige ici; que personne n’est maitre D'ordonner un congé, si le Supérieur

N'en décide avant tous, même avant Monseigneur. —Tu défends avec sens de mon pouvoir la cause, Dit le prêtre flatté ; pour leur prouver {a chose, Annonce, de ma part, qu'aujourd'hui c’est congé, Pour toute la maison.…..c’est le pouvoir que j'ai!

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