‹ Message du grand chef au congrès de 1884 [microforme]Chapitre 4 sur 4 · TT · texte numérisé non relu

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Un enfant coûte cher, bien cher, même en haissant ! ”

Et l'homme dit: Partons !—et nous sommes en route ; 1 n’est alors, pour moi, plus rien que je redoute.

Et l'homme avec la femme allaient d'un pas joyeux. Lui, courait d'un pied leste et d'un air tout heureux.

IX s

Tant de bonté, d'amour me semblait chose étran .e. Je m'étonne ! As-tu vu, demandai-je à mon ange, Les nombreux écus d'or qu'il verse pour m'avoir ? Un tel bienfait, sans doute, impose un grand devoir !

Ce n'est qu'un premier pas, reprend-il, Sur la terre, L'ange d'ici-bas coûte un trésor à son père!

Avant de pouvoir seul suflire à tes besoins

Ta vaudras bien d'autre or, et des pleurs et des soins :

“ Enfant, mon protégé, tu serais bien coupable, “Ni tu n'étais pas sage, aimant autant qu'aimable ! *

“ Ange, mon protecteur, je serai sage, aimant, “ Pour rendre à qui je dois l'amour, l'or et l'argent, ”

Enfin s'ouvre à mes yeux ma nouvelle demeure, On m'y donne à l'instant ma place, la meilleure, Tout est en désarroi pour me bien recevoir :

Et, comme le Bon Dieu, j'habite un reposoir !

J'étais à peine entré, que je voyais sourire, Que je sentais m'aimer, que j'entendais me dire : * Le voilà! qu'il est beau! comme il nous a ravis! * Qu'il est aimable et doux ! le bel ange au logis !

À mon nouveau séjour, ce petit ciel sur terre,

Je suis le premier ange, et n'ai ni sœur, ni frère,

À moi seul tous les soins, tous les cœurs, tont l'amour! Chacun me vient sourire et me baise à son tour.

Mais qu'elle est done la dame à l'Ag: vénérable, Qui plus fort, plus que tous, dit que je suis aimable ? Qui souvent, pour me voir, entr'ouvre mon rideau ? Quel attrait, quel penchant l’attire à mon berceau ?

“ Enfant, c’est ton aieule! Elle aussi fut petite, “ Eut son bonheur d'enfant, qui passe hélas ! si vite,

“ Les âges sur sa tête ont neigé par flocons!

‘ Nes rares cheveux blancs voudraient être encor blonds:

“ Le vieillard se souvient de ses jours d'innocence,

‘ Et, pour les retrouver, il retourne à l'enfance !

‘ Enfant, reste ange pur ! A l’homme chaste : Honneur!

* Ange, reviens au ciel! Lä-hant, c'est mieux : Bonheur!

Quelle est cette autre femme et si jeune et si belle ? Elle parait souffrir, quand tout sourit près d'elle ! A voir son front pâli, son visage altéré,

Sans doute, elle se meure d'un mal invétéré !

“ Non, non, reprit mon ange; elle est mieux : mais voici : ‘“ Pour toi, depuis longs mois, elle attendait ici,

“ Noupirant, sans le dire, après ton arrivée!

“ Te voilà ; tout est bien—la malade est sauvée ! ”

en Ê —

Autour d'elle on s'assemble, on fête à l'unisson. Nous vivons, elle et moi, d'intime liaison.

On me couche en son lit, Elle m'a vu, m'embrasse, Me presse sur son cœur et de ses bras m'enlace, Des mains elle caresse ; elle adore des yeux.

Elle a bien deviné que je descends des cieux !

L'ange me répondit : + Je crois bien, c'est ta mère “ L'être le plus aimant qui vive sur la terre!” L'ange du ciel ajoute : * Au revoir ! sans adieu ! “* Ton bon ange est ici ; je m'en retourne à Dieu ! ”

Et l'ange prend son vol, disparait dans Ju nue, Reprenant, à rebours, la route parcourue,

/Lalhs Los

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