ODE
. ...Nequshuiua, i)iuutnilii,«rlx>riu Te , pnMer invius cupreimoi
VQa tirevcm domiaum Kquctat.
IJéit l'aurore aux mains vermeilles,
Sème les roses du matin ;
Va , jeune esclave , sous ces treilles
Porter les coupes du fe&tin.
Que ces flacons dont la vieillesse
Promet à la soif qui bous presse,
ia6 POÉSIES
Un nectar long-teiBps respecté < Rafraichû par des eaux limpides , M'apportent dans leurs flancs humides Le délire et la Tolupté.
C'est ainsi qu'une aimable Ivresse, Loin de moi chasse la douleur:
De mes jours la mort est maîtresse '.
Je suis mcûtre de mon bonheur.
Quand l'aveugle destin l'outrage , Amb, le véritable sage S'enveloppe de sa vertu.
Dédaignant la plainte importune ^ Il rit, et boit à I& Fortune, Qui pensait l'avoir abattu.
Des beaux arbres qui m'ont- vu oattre ,
Le» cyprès doneat seuls un jour , Derniers c<»npagBOiis de leur maître, Le suivre à son dernier séjour.
Hais que parfois la Ti)pie encore , Sur nos fronts que soi> jus colore, Court» ses fortunés berceaux , Avant que le cyprès fidèle, Balance son ombre étemelle Sur le marbre de dos tombeaux.
O Haïs I par la mon cruelle , Quand mon arrêt sera port^ , Approche, la douleur t'appelle.
Où t'appelait la vo^pté.
Réponds à ma voix défaillante , Soulève ma léte tremblante y De Ion souffle viens m'smbraser :
POÉSIES
Ah I que aur tes lèvres de Asbum Je puisse déposer non ame, Que j'eipire dans un baiser.
Alors que ma froide paupière Pressera mes yeu}( k jamais.
O Ifaïs ! pour faveur denûire , CourouBe-moi de tqyrtes frais.
Paré comme en un jour de fête, Sur un bras inclinant ma tête.
Une coupe vide à la piaia; J'offrirai la riaMo image .
De ce convive heureux et sage.
Qui sommeille ^^tès un fiestin.
Toi-même k la clarté ravie.
Tu dpis fermer Les yeux si beaux;
.Googk-
Hais un jour l'étemelle vie, Sortira du sein des tombeaux.
Comme deux époux de la veille , Qu'un tendre souvenir éveille Aux premiers rayons du matin ; Surpris et channés de renaître , Ensemble nous verrous paraître L'aurore d'un jour sans déclin.