‹ Messire du Guesclin;Chapitre 101 sur 102 · COMTE DB BEAUJEU · texte numérisé non relu

COMTE DB BEAUJEU

Sire, c'est Du Guosclin vainqueur. Noël î

LA FOULE

Nocll l'archevêque.

La France a triomphé, béni soit l'Ëternel.

DU 6UE8CLIN

Oui, Sire, les Anglais sont tombés dans mon piège. Victoire I Et regardez qui me sert de cortège : C'est le captai de Buch et voici son pennon.

LA FOULE

Gloire à toi. Du Guesclinl

LE DAUPHIN

Vive à jamais ton nom î

'ÉPILOGUE. ï8i

L'autre chef John Joël est mort dans la mêlée. Quant à Tarmée anglaise» elle s'en est allée Mise en fuite, taillée en pièces, sans drapeau! Et lo pays normand restera son tombeau.

LE DAUPHIN

Éternel souverain des choses et des hommes, Vous dont la volonté nous fait ce que nous sommes. Dieu protecteur, Dieu bon. Dieu redoutable aussi. Merci de ta victoire.

(A Du Guescliu.)

Et toi, vainqueur, merci!

DU GUESGLIN.

Hélas I pour nous aussi la lutte fut sanglante. Bien des corps sont gisants dont l'âme était vaillante. Beaucoup 'ont bien agi qui n'agiront jamais : Beaumont que vous aimiez, de Mauny que j'aimais, D'Hennequin, ce héros, de Béthancourt, ce sage. Nous ne les verrons plus ces preux au clair visage. Dont le coeur se lisait dans les yeux résolus ; La Heuse, Villequiei", nous no les verrons plus.

i8a MESSIRE DU GUE^GLIN.

Et combien d'autres moins fameux, non moins sublimes, Tombés au champ d'honneur» héroïques victimes I Les anges du trépas ont fauché pour le ciel.

Mais la France vivra dos morts de Gocherel.

LE DAUPHIN

Morts glorieux» vos noms sont inscrits dans l'histoire; Morts innommés, la France est votre nom de gloire ! Dormez, martyrs obscurs, pères, enfants, époux. Je veillerai sur ceux qui vont pleurer sur vous. Quant à toi, mon héros, mon champion, mon homme. Toi qui m'as conservé mon peuple et mon royaume. Dis quel titre, quel rang doivent t'être donnés P Que ferai -je pour toi, Du Guesclin?

Gouvernez!

Soyez l'esprit qui veut, et la tête qui pense ; On la sauve aisément votre admirable France, Avec la nation admirable qu'elle a.

Mais ne la laissez plus sombrer, gouvernez-la, Que le relèvement suive la délivrance I

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