CHAPITRE IV
PYROMÈTRE CALORIMÉTRIQUE
Principe. — Un poids/) d'un corps, porté à une température T, est jeté dans lui calorimètre contenant de l'eau à une température t^. Soit t^ la température finale commune du corps et de l'eau. P étant le poids en eau des corps en présence (eau, vase calorimétrique, thermomètre, etc.) qui se sont élevés de t^ à t^^ L{ la chaleur d'échauffement de l'unité du poids du corps entre ^^ et T, on a :
Ll X /^ = P (/, - /o).
Si l'on prend pour origine des températures le zéro du thermomètre centigrade, la chaleur d'échauffement de l'unité de poids du corps à la température T sera :
iJ^ — Jv„ -f- J.^ .
La quantité L^ est facile à calculer, parce que les chaleurs spécifiques à basse température sont suffisamment connues :
L'expression de la chaleur totale devient :
/jCt t^ sont données par la lecture directe du thermomètre.
La valeur du second membre est donc entièrement
connue, et par suite celle du premier qui lui est égale.
PLATISE 8')
des expériences antérieures ont fait reconnaître la râleur de la chaleur d'écliauffement Lo pour les différentes températures, on pourra de la connaissance de i\ arriver à celle de T. Il suffira de tracer une courbe grande échelle dont les abscisses sont les températures, îs ordonnées la chaleur d'échauffement, et de chercher mr cette courbe le point dont l'abscisse a la valeur donlée par l'expérience calorimétrique.
Choix du métal. — Trois métaux ont été proposés : le ilatine^ le fe/- et le nickel. •
Platine. — Ce métal, proposé par Pouillet, a été repris
>ar M. VioUe. Il est de beaijcoup préférable aux autres
létaux ; sa chaleur d'échauifement a été comparée
Idirectement aux indications du thermomètre à air ; ce
[métal peut être reproduit identique à lui-même. L'iri-
lium, que le platine du commerce renferme souvent, a
(a même chaleur spécifique. Le prix élevé de ces subs-
mces est un obstacle à leur emploi courant dans les
isines ; il faut au moins , pour un calorimètre d'un
litre, une masse de loo grammes de platine, — soit
>oo francs sous un volume de 5 centimètres cubes, —
^très facile à perdre ou à faire disparaître.
M. VioUe a déterminé la chaleur d'échauffement du platine de o° à i 200° et l'a calculée par extrapolation jusqu'à I 800" :
100" 3oo
5oo 17,35
I 3oo ...... 5 1,35
1 5oo 61, o5
86 PYROMETRE CALORIMÉTRIQUE
Fer. — Uegnault, dans une étude faite pour la Compagnie Parisienne du gaz, avait proposé et fait adopter le fer, en lui attribuant une ehaleur spécifique de 0,126, tandis qu'elle est à o" de 0,106. Il employait un cube de 7 centimètres de côté qui était introduit dans les fours à l'aide de longues barres de fer. Le calorimètre était en bois, et d'une contenance de 4 litres.
Différents expérimentateurs ont déterminé la chaleur d'échauffementdu fer; aux températures élevées la concordance n'est pas parfaite entre les résultats.
ClIALEUK
TEMPKKATURE