‹ Mesure des températures élevéesChapitre 5 sur 88 · POINTS FIXES H · texte numérisé non relu

POINTS FIXES H

déterminations antérieures de Regnault et de M. Crafts.

Naphtaline. Bcnzojihénone. Mercure. Soufre,

•il 8° 3o6°,i 3570 445»

MM. Heycock et Neville en employant la même méthode, mais avec extrapolation de la loi de résistance du platine établie jusqu'à 4^0 seulement, ont déterminé les points de fusion suivants :

Sn Zu Mg (1199,5 p. 100) Sb Al{à99p. 100) Ag An Cu

Enfin MM. llolborn et Wien au PhysikaliscJie ReicJiaiistalt de Berlin ont fait récemment un ensemble de déterminations qui semblent, de toutes celles faites jusqu'ici, mériter le plus de confiance. Ils ont déterminé les points de fusion au moyen d'un couple thermo-électrique comparé jusqu'à i 4oo" au thermomètre à air.

U' • /AT ^ C Ag Au Pd Pt

rusion (Moyenne). . ] ^„ ^

M. Daniel Bertlielot, dans des expériences toutes récentes, a gradué un couple thermo-électrique par comparaison avec le thermomètre à gaz en utilisant la loi de variation des indices de réfraction avec la densité. Et au moyen de ce couple, il a déterminé les points de fusion.

Ag Au 962 1 064

De cet ensemble de données, on peut conclure que les points fixes oflVant actuellement le plus de garan-

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lies pour le repérage indirect des diverses échelles thermométriques sont les suivants :

Sn Naphtaline Zn S Sb Al Zn Ag Au IH

Fusion . . 232 » 4^0 » 63o 655 » 962 i o65 1780

Ebullition. » 218 » 44 5 » » 93o » » »

Ces températures peuvent être considérées comme connues avec une incertitude inférieure à :

Entre 200 et SoG"^ i"

— 5oo et 800° 5°

— 800 et I 100» 10°

Au-dessus de i 100" 5o'^

]\Ia]gré la concordance des deux déterminations du point de fusion de platine, on doit conserver quelques doutes au sujet de la précision du nombre obtenu ; il résulte dans les deux cas d'extrapolations très lointaines dont la concordance peut être fortuite.

Pyromètres. — Parmi les nombreuses méthodes pyrométriques proposées, nous ne retiendrons que les suivantes, les seules qui aient jusqu'ici fait leurs preuves.

Pijromètre à gaz (Pouillet, Becquerel, Sainte-Claire- Deville). — Utilise la mesure du changement de pression d'une masse gazeuse maintenue à volume constant. Son grand volume et sa fragilité le rendent impropre aux mesures courantes ; il ne sert qu'à donner la définition de la température et doit être employé pour le repérage des autres pyromètres.

Pyromètre calorimétrique (Regnault, Violle, Le Ghatelier). — Utilise la chaleur d'échauffement des métaux. (Le platine dans les laboratoires, le nickel dans les usines.) Est recommandable pour les recherches intermittentes dans les usines parce que son emploi ne

PYROMETRES i3

demande presque aucun apprentissage et que les frais de première installation sont très peu élevés.

Pjjrotnclre à radiation (Rosetti, Langley, du Boys). — Utilise la chaleur totale rayonnée par les corps chauds. Ses indications sont influencées par le pouvoir émissif variable des différents corps. Convient pour l'évaluation des températures très élevées auxquelles ne peut résister aucun corps thermométrique (arc électrique, soleil).

P y roniètre optique (Becquerel, Le Ghatelier). — Utilise la mesure photométrique d'une radiation de longueur d'onde donnée de la partie visible du spectre. Ses indications, comme dans la méthode précédente, sont influencées par les variations du pouvoir émissif. L'intervention de l'œil facilite beaucoup les observations, mais diminue notablement leur précision. Cette méthode est surtout employée dans les usines pour l'évaluation de la température des corps difficilement accessibles, par exemple des corps en mouvement. (Coulée d'un métal en fusion, métal chaud passant au laminoir.)

Pyromètre à résistance électrique (Siemens, Callendar). — Utilise les variations de résistance électrique des métaux (platine) avec la température. Cette méthode comporte des mesures très précises, mais exige l'emploi d'appareils fragiles et encombrants. Elle méritera la préférence pour les recherches de précision dans les laboratoires quand on aura un repérage satisfaisant des variations de résistance du platine par rapport aux indications du thermomètre normal à gaz.

Py roniètre thermo-électrique (Becquerel, Barus, Le Chatelier). — Utilise la mesure des forces électromotrices développées par la différence des tempéra-

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liires de deux soudures thermo-électriques semblables opposées Tune à l'autre. En employant pour celte mesure un galvanomètre à cadre mobile Deprez dWrsonval, on a un appareil très simple à manier et d'une précision largement suffisante dans l'état actuel des moyens de repérage dont on dispose par rapport à l'échelle normale de température. Ce pyromètre est aujourd'hui le plus généralement employé tant dans les laboratoires scientifiques que dans les usines.

Pyromètre à retrait (Wedgwood). — Utilise le retrait perrçianent que prennent les matières argileuses soumises à des températures plus ou moins élevées. N'est plus guère employé aujourd'hui que dans quelques fabriques de faïence.

Montres fusibles (Seger). — Utilise l'inégale fusibilité de pâtes céramiques de compositions variées. ?S'e donne que des indications discontinues ; les pâtes semblables étudiées par Seger sont espacées de façon à avoir des points de fusion distants d'environ 20" ; d'un emploi général en céramique et dans quelques industries similaires.

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