‹ Mesure des températures élevéesChapitre 75 sur 88 · H. LE CH ATELIER · texte numérisé non relu

H. LE CH ATELIER

(i vol., 220 p., 1)2 fig.) Professeur de Cliiniie minérale au Collège de France,

Cartonnage toile anglaise. Ingénieur en chef au corps des Mines,

Prix : 5 francs. et

O. BOUDOUARD Préparateur au Collège de France.

Températures élevées

Depuis Wedgwood, bien des savants se sont occupés de la mesure des températures élevées, mais avec un succès inégal. Trop indifférents aux choses pratiques, ils ont surtout envisagé le problème comme un prétexte à dissertations savantes. La nouveauté et l'originalité des méthodes les attiraient plus que la précision des résultats et la facilité des mesures. Aussi jusqu'à ces dernières années, la confusion a-t-elle été en croissant.

Ainsi les expériences sur le rayonnement solaire qui ont conduit à des évaluations variant de i 5oo à loooooo de degrés s'appuyent sur des mesures ne différant pas entre elles de 25 p. loo.

Pour sortir de cette confusion, il a fallu d'abord s'entendre sur une échelle unique des températures ; celle du thermomètre à gaz est universellement adoptée aujourd'hui, et l'on peut considérer ce choix comme définitif.

L'auteur se propose, dans l'introduction de cet ouvrage, de passer rapidement en revue les différentes méthodes pyrométriques (c'est-àdire thermométriques utilisables aux températures élevées) , dont l'emploi peut être avantageux dans telle ou telle circonstance ; il décrit ensuite plus en détail chacune d'elles et discute les conditions de leur emploi. Mais, avant tout, il précise dans quelles limites les différentes échelles peuvent être repérées par rapport à celle du thermomètre normal à gaz; c'est l'insuffisance de ce repérage qui, aujourd'hui encore, est la cause des erreurs les plus importantes dans la mesure des températures élevées. L'abondance des vues originales sur un sujet qui intéresse particulièrement la grande industrie rend la lecture de cet ouvrage indispensable à tous les ingénieurs des usines, fonderies, haut fourneaux et, en général, à tous ceux qu'une question aussi importante est à même d'intéresser au double point de vue théorique et pratique.

Georges CARRÉ et C. NAJJD, Éditeurs, 3, rue Racine, Paris. 2^

TABLE DES MATIERES

Introduction.

Echelles therniométriques. — Points fixes. — Pyromètres.

Echelles normales des températures: Lois de Mariotte et Gay-Lussac

— Thermomètres à gaz. — Expériences de Regnault. — Echelle normale des températures. — Echelle thermodynamique.

Thermomètre norm.vl : Thermomètre de Sèvres. — Thermomètre de L. Callendar. — Thermomètre pour la haute température.

Pyromètre a gaz : Matière du réservoir. — Corrections et causes d'erreur : Thermomètre à volume constant. — Thermomètre à pression constante. — Thermomètre voluménomètre. — Résultats expérimentaux. — Expériences de Pouillet. — Expériences de E. Becquerel. — Expériences de Saint-Glaire Deville et Troost. — Expériences de Vielle. — Expériences de Maillard et Le Chùlelier. — Expériences de Barus. — Expériences de Holborn et Wien. — Programme d'expériences. — Procédés indirects : Méthode de Grafts et Mayer.

— Méthode de H. Sainte-Claire Deville. — Méthode de H. Berthelot. — Points fixes : Soufre. — Zinc. — Or. — Argent. — Platine. — Sels métalliques. — Tableau des points fixes.

Pyromh;tre calorimétrique ; Principe. — Choix du métal : Platine. — Fer. — Nickel. — Calorimètres. — Précision des mesures. — Conditions d'emploi.

Pyromètre par retrait (Wedgwood).

Montres fusibles (Seger).

PYRO.MÈTRE A RESISTANCE ÉLECTRIQUE. : Principe. — Recherches de Siemens. — Recherches de Callendar et Griffith. — Recherches d'Holborn et Wien. — Loi de variation de la résistance du platine. — Dispositif expérimental. — Conditions d'emploi.

Pyromètre a radiation calorifique : Principe. — Expériences de Pouillet. — Expériences de VioUe. — Expériences de Rosetti. — Expériences de Wilson et Gray. — Expériences de Langley. — Conditions d'emploi.

Pyromètre a radiation lumineuse : Principe. — Lois de KirchofT : Mesure de l'intensité totale de la radiation. — Mesure de l'intensité d'une radiation simple : Photomètre de H. Le Ghâtelier. — Réglage de l'appareil. — Mesures.

— Détails d'une expérience. — Graduation. — Conditions d'emploi. — Mesures de l'intensité relative de radiations difTérentes : Emploi de l'oeil seul.

— Emploi du verre de Cobalt. — Lunette Mesuré et Nouel. — Pyromètre do M. Grova.

Pyromètre thermo-électrique : Principe. — Expériences de Becquerel, Pouillet, Regnault. — Expériences de H. Le Chàtelier : Hétérogénéité des fils.

— Choix du couple. — Procédés des mesures électriques : Méthode par apposition. — Méthodes galvanométriques. — Résistance des couples. — Galvanomètres. — Différents types de galvanomètres. — Disposition des fils du couple. — Jonction des fils. — Isolement et protection. — Soudure froide. — Graduation : Formule. — Points fixes. — Résultats d'expériences.

Pyromètres enregistreurs : Pyromètre enregistreur à gaz. — Pyromètre enregistreur à résistance électrique. — Pyromètre enregistreur thermoélectrique. — Enregistrement discontinu. — Enregistrement continu.

Conclusion.

26 Georges CARRE et C. NAUD, Éditeurs, 3, rue Racine, Paris.

(1 vol., 200 p., 12 fig.) Georges MAUPIN

Cartonnage U)ile anglaise. Licencié es sciences mathématiques et physiques,

Prix : » francs. Membre do la Société Mathématique de France.

Op

inions et Curiosités

touchant la Mathématique

Pendant les XVI% XVII' et XVIII' siècles.

Quelles opinions avaient de l'utilité des mathématiques dans les siècles précédents non seulement les savants, mais surtout les faiseurs de livres et même les ignorants ? Quels avantages pensait-on en retirer pour l'éducation; quelle liaison singulière voulait-on établir entre la doctrine mathématique et la religion? Voilà ce qui est traité dans ce volume. En donnant des extraits curieux et piquants des auteurs qu'il cite, M. Maupin ne s'est permis d'y ajouter que de brefs commentaires et de courtes notes biographiques, ne voulant rien ôter de leur caractère aux textes mentionnés. Ajoutons que ce n'est pas là un ouvrage savant et que, dans ses parties les plus saillantes, on s'est efforcé de le rendre intelligible à tous ceux qui ont en mathématiques des connaissances moyennes. Ce livre a, par ailleurs, un côté documentaire qui séduira les personnes qu'intéresse l'évolution de l'esprit mathématique à travers les graves querelles d'écoles et les discussions brûlantes des dogmatistes. • — Les mathématiciens trouveront un vif intérêt à cette excursion rétrospective dans le domaine de la géométrie, et les curieux, que n'effrayent pas les soutenances imprévues, prendront plaisir à l'intervention des mathématiques dans le dogme de la Présence réelle. — D'autre part, le volume de M. Maupin, en tout décidément instructif, nous donne en manière d'actualité, des aperçus originaux sur ce que pensaient de l'utilité du latin dans l'enseignement les maîtres d'autrefois. — Bien des idées que nous émettons aujourd'hui sur ce sujet sont, à la vérité, celles d'hier et nous devons au livre de M. Maupin la satisfaction de l'apprendre.

Chap. I. — La géométrie d'Oronce Fine : sa quadrature du cercle (i55(>).

Chap. II. — Quadrature du cercle par un noble chanoine, philosophe et poète (Charles de Bovelles, chanoine de Noyon, i566).

Chap. III. — « Comme nostre esprit s'empesche soy-mesmes » (Montaigne, i58o).

Chap. IV. — L'art de médecine. — L'art de géométrie (Fioravanti de Bologne, i586).

Chap. V. — Ruse de l'historien juif Josèphe. — Quadrature du cercle (le P. .lean Leuréchon, 1624).

Chap. VI. — Aires de certains segments du cercle (l'éditeur Frobonius, 1627).

Chap. VII. — Réfutation de la quadrature du cercle donnée par Simon a quercu en i584. — Avantages qu'il y aurait à enseigner les mathématiques en français et à supprimer le latin dans les collèges (J.-A. Le Tenneur, 1640':.

Chap. VIII. — 0 Où il est prouvé par exemple que, si l'enfant n'a pas l'esprit et la disposition que demande la science qu'il veut apprendre, c'est rn vain qu'il escoute de bons Maîtres, qu'il a beaucoup de livres et qu'il travaille toute sa vie. » (Jean Huarte, médecin espagnol, 1645.)

Chap. IX. — L'esprit de géométrie et l'esprit de finesse (Pascal).

Chap. X. — Modeste épître au lecteur. — Merveilles des mathématiques (René François, prédicateur du Roy, 16,57).

Georges CABRÉ et C. NAUD, Éditeurs, 3, rue Racine, Paris. i-

Ghap. XI. — Du point géométrique. — Histoires de sorciers. — S'il est expédient aux femmes d'être savantes (Académie française, année 16G7).

Chap. XII. — La géométrie de Port-Royal. — Orgueil des géomètres. — Avantages de la géométrie pour l'éducation. — Définitions d'Euclide. — Démonstrations par l'absurde (Antoine Arnaud, Nicole, 1667).

Chap. XIII. — Barrême l'arithméticien. — Dédicace en vers de son œuvre (Barrême, 1(571 et 1673).

Chap. XIV. — Preuve de l'existence de Dieu tirée de la considération des espaces asymptotiques (le jésuite Pardies, 1673).

Chap. XV. — La géométrie françoise (quadrature du cercle) (De Beaulieu. ingénieur, iG7()).

Chap. XVI. — Essence divine du point géométrique. — Vertus du dattier, du figuier, de l'olivier (le R. P. Léon, 1679).

Chap. XVII. — Les opinions religieuses d'un professeur de mathématiques sous Louis XIV. — Editeurs et auteurs (Rohault, œuvres posthumes, iGSa).

Chap. XVIII. — A quel âge il faut apprendre l'arithmétique et la géométrie. — Etudes qui conviennent aux femmes (M" Claude Fleury, abbé du Loc-Dieu, iGSG).

Chap. XIX. — Les mathématiques modèrent les passions. — Leur introduction à l'Université d'Angers (Prestet, prêtre, 1689).

Chap. XX. — Résolution sur le jeu de hasard, faite en Sorbonne le 23 juin 1697.

Chap. XXI. — Les mathématiques et le salut de Tàme (de Neuveglisc, prêtre, 1700).

Chap. XXII. — Les mathématiques, la mathématique. — Enseignement de la philosophie dans l'Université de Paris (le P. Lamy, 1706).

Chap. XXIII. — La contrefaçon des livres de Paris en 1706 (Jean Richard).

Chap. XXIV. — Essai de quadrature du cercle par la courbe de Dinostrate (Remy Baudemont, 17 12).

Chap. XXV. — Problèmes curieux sur les combinaisons (Ozanam, 1723).

Chap. XXVI. — Danger social de l'éducation monastique. — Inconvénients de l'enseignement des collèges. — Nécessité de commencer tôt l'étude des mathématiques (La Chalotais, i7()3).

Chap. XXVII. — Les mathématiques et les Pères de l'Eglise. — Du plaisir spirituel que donne l'étude de la géométrie. — Une méthode pour calculer <7z (le P. Lamy, de l'Oratoire, 1731 et 1738).

Chap. XXVIII. — Introduction des mathématiques dans les classes de philosophie de l'Université de Paris (Rivard, professeur en l'Université (1738).

Chap. XXIX. — Sauveur et M°" de La Sablière. — Opinion de Bossuet sur la médecine, d après Fontenelle. — Démonstration du carré de l'hypoténuse (Sauveur, édition posthume, i753).

Chap. XXX. — Dispositions naturelles des jeunes enfants pour les mathématiques. Cette étude fortifie leur raisonnement et les rend dans la suite aptes à commander (l'abbé de la Chappelle, censeur royal, 1743 et 1756).

Chap. XXXI. — Un géomètre n'est pas forcément dénué de sens commun.

— Du raisonnement géométrique. — Défectuosité des livres de géométrie. — Sécheresse d'esprit des mathématiciens (d'Alembert, 1768 et i7.')9).

Chap. XXXII. — Fénelon, Bossuet et les mathématiques. — Théorèmes de

Varignon sur la Présence réelle (d'après d'Alembert, Condorcet, le P.Nicéron).

Chap. XXXIII. — L'art d'enseigner. — Manque de savoir-vivre de l'écolier.

— Danger des longs sermons. — Ruse d'auteur (l'abbé de la Chappelle, 1763). Chap. XXXIV. — Essai de quadrature du cercle tenté sous l'invocation

du Saint-Esprit (De Vausenville, 1771).

Chap. XXXV. — Lettres à une jolie femme sur le cadastre (D. de V., 1814).

Chap. XXXVI. — Note relative à l'état des mathématiques avant le XVI* siècle et à l'Université de Paris.

Chap. XXXVII. — Note sur Charles de Bovelles : ses relations avec Oronce Fine et avec Loffroi, abbé d'Ourscamp.

.28 Georges CABRÉ et C. NAUD, Editeurs, 3, rue Racine, Paris.

(i vol., 213 p., lifig.) C. PAGES

Cartonnage toile anglaise. Vétérinaire de Paris et du département

Prix : 5 francs. • ^ f * S«'"«'

Docteur en médecine. Docteur es sciences.

Méthodes pratiques

en Zootechnie

Dans cet ouvrage, l'auteur a poursuivi un triple but : i" faire connaître à tous ceux qui désirent acquérir une instruction supérieure en cette matière ce que la Zootechnie a de définitivement acquis ; — 2*» montrer aux hygiénistes les grands progrès accomplis dans l'élevage des animaux en leur indiquant tout le bénéfice qu'on peut en tirer pour l'homme; — 3° apaiser le conflit qui existe, dans l'industrie de la vie, entre les théoriciens et les praticiens, et prouver, par la systématisation des observations empiriques, que ces derniers ont le plus souvent raison.

La première partie est consacrée à la Zootechnie générale : on y trouvera sur l'habitation, l'entraînement, l'alimentation, etc., nombre de renseignements nouveaux. La deuxième partie traite des diverses opérations zootechniques, d'abord d'une manière générale, ensuite spécialement. Non seulement l'auteur a étudié les animaux de boucherie et les animaux moteurs, les seuls qui ont paru intéresser jusqu'ici les zootechniciens, mais encore les animaux affectueux et gardiens, tout en accordant aux premiers les plus grands développements. On y trouvera sur l'engraissement, sur l'élevage des animaux de sang, sur le chien de garde, sur les animaux de combat, des observations pratiques très importantes dont personne jusqu'ici n'avait parlé.

[VEleueur, 27 novembre 1898).

Nous avons lu et relu cet excellent livre, il nous apprend beaucoup sans fatigue, les faits y sont exposés avec tant de sobriété et de clarté qu'il semble que chaque phrase porte, que chaque mot était bien le mot indispensable et celui qui convenait, et nous engageons vivement nos lecteurs à se procurer ce nouvel ouvrage d'un auteur dont nous avions parlé avec grands éloges à propos de ses recherches sur le lait et les femelles laitières.

[La Laiterie, 3 décembre i8ç)8).

Georges CARRÉ et C. NAVD, Editeurs, 3, rue Racine, Paris. 29

Page 1