MS APRES
Variations du poids observées sur la durée totale des périodes de lever et d'alitement (Maniaques).
Durée d’alitement
Durée d’alitement
Sens de
variation
Sens de variation
Coucher
Nombre de malades
Lever
Nombre de malades
Quantité de variations
Quantité de
variations
soie
Si maintenant d’une façon plus rigoureuse, au lieu de prendre deux levés et un coucher ou réciproquement, pour une malade nous supprimons les périodes de la fin qui sont en plus, de façon à avoir autant de jours levés et autant de couchés, nous obtenons les résultats suivants.
Au bout d’un mois d'alitement :
Diminution 4 fois sur 7 cas.
Augmentation 3 fois sur 7 cas.
Au bout d’un mois de lever :
Augmentation 5 fois sur 7 cas.
Diminution 2 fois sur 7 cas.
Au bout de 2 mois d’alitement :
Diminution 4 fois sur 7 cas (les mêmes).
Augmentation 3 fois sur 7 cas.
Au bout de 2 mois de lever :
Diminution 2 fois sur 7 cas.
Augmentation 5 fois sur 7 cas.
Et au point de vue quantitatif, au bout d’un mois d’alitement:
Diminution de . :.#259,125 C%4,57b:p.Cr00
Augmentation de . . . 1,95 3,930 p. 100
Soit en faveur de la diminution 0,175
Au bout d'un mois d’alitement :
Diminution. SET 2,775
AüFmentation . IE RE ENOME NE
Soit en faveur de ladiminution. . 0,359
EPA
Au bout d’un mois de lever sur les mêmes malades dans les mêmes conditions :
Augmentation de ur.40%"93011:3,058 p.100
Diminution de . . 0,325 soit 8,775 p. 100 Soit en faveur de l’augm. 1,135
Au bout de 2 mois de lever :
Augmentation de. . 3,42 soit 7,6 p. 100 Diminution de . . 0,65 soit 1,495 p. 100 Soit en faveur de l’augm. 2,77
Résultat qui souligne beaucoup mieux que par l’autre méthode la tendance générale du lit à déterminer, au total une certaine diminution du poids. Ces résultats se résument dans le tableau suivant :
Variations du poids observées sur des périodes égales
de lever et d'alitement (Maniaques).
Coucher : Sens Nombre Quantité Durée . 7 Mantrient de de de 0/0 os variation malades variations L'MOIMA SN ex + 3 1,99 3,9 RM OISE — A 2, 129 4,5 TROIS EN eme Ho Total 7 — 0,179 DÉNOIS un 3 2,416 2,4 DÉMO ET — 4 2,779 2,7 rie CRE ro
Total 7 — 0,359
PTE TE
Lever Durs Sens Nombre Quantité ee 4 de de de o/0 ie variaton malades variations TONTOIS Er LE + 9 1,46 5 LANMOIS ERP — 2 0,329 0,7 TITI ETES 0 Total 7 + 1,135 2ÉMOIS ARE + 5 3,42 7 AMOR — 0,6 1,4 JÉMOIS TELE 0 Total 7 22,77 * x *
Recherchons maintenant l’influence de l’alitement sur le poids chez les mélancoliques.
Sept cas de dépression mélancolique plus ou moins pure ont été ainsi observés. Bien qu'il n’y ait pas eu de guérison plusieurs se sont améliorées, sont devenues moins déprimées.Soient trois dépressions mélancoliques avec délire dont deux avec hallucinations,une dépression mélancolique sans délire, deux mélancolies anxieuses dont l’une avec délire de négation, une dépression mélancolique qui alterne avec des périodes de turbulence et qui est sous le soupçon de paralysie générale.
Voici les résultats :
9° bDét. — Dépression mélancolique avec interprétations délirantes, quelque peu améliorée depuis. Au moment
Sr
de l’observation avait engraissé de 2 kg. 100 depuis 11 mois date du début de son internement.
Coucher :
Après 1 mois diminue de o kg. 600 soit 1 p. 100. Après 2 mois diminue de o kg. 100 soit 0.2 p. 100, une période de lever interposée.
Coucher :
Après 1 mois # 0.
Après 2 mois Æ o.
Lever:
Après 1 mois diminue de o kg. 100 soit 0.2 p: 100.
Après 2 mois diminue de o kg.5oo soit 1 p. 100. Il faut admettre ici une tendance à l’amaigrissement,peut être favorisée par le lit. RQ 10° An. — Dépression mélancolique tendant à la démence vésanique, hallucinations actives de l’ouie. Au moment de l'observation avait maigri de 3 kg. 600 depuis 11 mois date du début de son internement.
Coucher :
Après 1 mois perd o kg. 900 soit 1,8 p. 100.
Après 2 mois perd 1 kg. 900 soit 3,8 p. 100.
Lever intercalé. G
Coucher :
Après 1 mois perd 1 kg. 200 soit 2 p. 100.
Après 1 mois gagne {4 kg. 500 soitg p. 100.
Après 1 mois gagne 2 kg.200 soit { p. 100.
Cette observation donne une coïncidence absolue entre l’alitement et l’amaigrissement,
119 BL. — Un fond de débilité mentale très accentuée, sur lequel se brode un délire mélancolique, avec hallucinations et tentative de suicide que la malade rappelle en souriant.
Observation prise 3 mois après le début de l’internement.
Coucher : FRS
Après 1 mois gagne 2 kg./4oo soit 4,9 p. 100. Après 2 mois gagne 2 kg. 900 soit 6 p. 100.
Coucher : , ; Après 1 mois perd 2 kg. 900 soit 5 p. 100.
Après 2 mois perd 2 kg. 500 soit 4 p. 100.
Après 3 mois perd 2 kg. 200 soit 4 p. 100.
Lever:
Après 1 mois perd o kg. 300 soit 0,5 p. 100; Après 2 mois perd o kg. 100 soit 0,19 p. 100. Lever: LÉ VES :
Après 1 mois perd 1 kg. soit 2 p. 100.
Au total, le lit qui dans la première période semblait favoriser l’accroissément, semble ensuite précipiter la diminution du poids.
12° Cou. — Déptfession mélancolique greffée sur une amnésie continue post-typhoïdique. La naissance d’un enfant après un veuvage de plus d’un an ne commença à éveiller ses scrupules que 5 ans après, à la convalescence de sa typhoïde. Ce fait servit alors de noyau de cristallisation à tout un délire mélancolique qui n’a pas guéri.
Au moment de l'observation, avait maigri de 12 kg. 300 depuis le début de son affection qui remonte à 2 ans et 3 mois.
Coucher:
k Après 1 mois elle gagne o kg. 50o soit 1 p. 100.
Une période lever intercalée.
Coucher : ; Après un mois elle perd 1 kg.soit 2 p. 100.
Après 2 mois elle perd 1 kg. c’est-à-dire est restée stationnaire après 1 mois.
Lever:
Après 1 mois elle gagne o kg. 50o soit 1 p. 100. Après 2 mois elle gagne o kg. 500 c’est-à-dire est restée stationnaire après un mois.
13° Rr. — Mélancolie ancienne avec délire de négation.
Elle est morte : tout le monde est mort : son anxiété est est extrême.
Au moment de l'observation, avait maigri de 2 kg. 800 depuis le début de son affection qui remonte à 6 ans. Lever :
‘Après 1 mois perd 1 kg. soit 2 p. 100.
Après 2 mois perd o kg. 800 soit 1,9 p. 100.
Une période de coucher intercalée.
Lever :
Après 1 mois perd o kg. 4oo soit 1 p. 100.
Après 2 mois perd o kg. 200 soit 0,5 p. 100.
Après 1 mois perd 2 kg. 800 soit 6 p. 100.
Cette dernière période ainsi encadrée souligne d’une. façon assez significative ce fait que durant le premier mois, lamaigrissement est nettement favorisé par le lit.
14° Dom. — 31 ans, délire mélancolique actif, au moment de l'observation avait maigri de 3 kg. 600 depuis le début de son affection qui remonte à 8 mois.
Lever :
Après 1 mois gagne 1 kg. soit 2 p. 100.
Après 2 mois gagne o kg. 4oo soit 0,9 p. 100.
le:
Coucher :
Après 1 mois perd 1 kg. soit 2 p. 100.
Après 2 mois perd 1 kg. soit 2 p. 100, On pourrait désirer plus d’alternatives, mais on ne peut demander plus de netteté.
15° Can. — Etat de trouble et d’agitation, propos incohérents, turbulence, conceptions ambitieuses. L’observation est prise 2 ans et 3 mois après le début de l'affection. Lever :
Après 1 mois gagne 3 kg. 900 soit 6,4 p. 100. (a) Une période de coucher intercalée.
Lever : | Après 1 mois gagne 4 kg. 4oo soit 7,1 p. 100. (b) Coucher intercalé.
Lever : ; Après 1 mois gagne o kg. 900 soit 1,3 p. 100. Après 2 mois gagne 3 kg. 200 soit 4,8 p. 100. Coucher (a) :
Après 1 mois perd 1 kg. 600 soit 2,5 p. 100.
Après 2 mois perd 2 kg. {oo soit 3,7 p. 100.
Coucher (b) :
Après 1 mois perd 4 kg. 900 soit 7,4 p. 100.
Après 2 mois perd o kg. 200 soit 0,3 p. 100.
Cette dernière observation est extrêmement démonstrative.
Mais que se passe-t-il au total?
Considérons toutes les périodes observées et voyons dans quel sens se font les variations du poids :
Après 1 mots d'alitement, sur 7 mélancoliques une seule reste stationnaire, n° 9.