‹ Mesures de quelques modifications physiologiques provoquées chez les Aliénés par l'Aliment ThérapeutiqueChapitre 26 sur 41 · ER 1 REA · texte numérisé non relu

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En 1895, elle est partie faire un séjour d’un an et demi à l'asile de Bourg en Bresse, sous le diagnostic de stupeur mélancolique.

En 1896 hémiplégie droite survenant brusquement après une huitaine de maux de tête tenaces. Au bout du 2€ mois, elle a commencé à pouvoir marcher etne s’est considérée comme guérie qu'au bout de huit mois. Les lésions sont encore constatables ; l’asymétrie faciale très nette, l'impossibilité de siffler, à cause de la flaccidité de la joue droite, la faiblesse de la main droite qui donne 20 au dynamomètre, alors que la gauche donne 4o — font admettre une lésion organique. Peut-être est-ce une localisation spécifique.

Arrêtée en 1899 pour ivresse sur la voie publique, elle est conduite à Villejuif.

Là, elle présente une agitation très violente, et frappe volontiers. Ce n’est qu’au bout d'un an de séjour que cette agitation s’amende pour faire place à une sorte de dépression mélancolique. Sa pupille droite est un peu plus petite que la gauche, et paresseuse au réflexe lumineux (hémiparésie droite).

La gauche réagit très bien.

Il y a du tremblement fibrillaire de la langue et des doigts.

C’est donc une excitation maniaque qui semble avoir été déclanchée par l'alcoolisme et se manifeste pour son propre compte. Il y a eu lieu longtemps de soupçonner chez cette malade le substratum anatomique de la paralysie générale bien que le symptôme cardinal de l'embarras de la parole aient toujours fait défaut de même que l’euphorie. Mais l'absence d'évolution vers la démence, depuis 18 mois et le fait d’un internement antérieur pour un état, paraît-il, analogue, sont des raisons plus sérieuses de ne pas pencher vers ce diagnostic.

Cependant, l’excitation maniaque dont il s’agit ici était une agitation monotone et niaise ne rappelant pas la variabilité brillante des puresmaniaques, mais se rapprochant bien plus de la turbulence des paralytiques.

En tout cas, cette agitation s'est maintenue pendant un an pour faire place en janvier 1900 à une dépression mélancolique qui n'empêche pourtant pas la malade de travailler, mais l’afflige de quelque obtusion des facultés intellectuelles,

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