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ÉTALONS DE MESURE

reliée au bloc voisin et est glissée dans cette fente jusqu'à ce qu'on obtienne la résistance voulue ; après quoi , Ton soude cette seconde extrémité. La bobine est imprégnée de paraffine pour éviter l'oxydation du fil et les dérivations par l'humidité. Après quelques mois, il est nécessaire de vérifier la résistance de la bobine, qui peut avoir changé par suite du travail moléculaire du métal. On ajuste à nouveau la résistance , soit en renforçant une des extrémités du fil par une addition de soudure, soit en grattant le fil. On a vu qu'on peut accélérer ces opérations en recuisant le fil après l'enroulement, de manière à lui donner immédiatement son état moléculaire définitif. Avec les gros fils , on opère le réglage sur une dérivation établie sur la bobine entière ou sur une partie de celleci. Avec les fils minces , on soude aux extrémités des fils plus forts qui servent au réglage et aux connexions avec les bornes.

Le couvercle des boîtes de résistance est pourvu d'un orifice pour l'insertion d'un thermomètre. Toutefois , par le fait de la paraffine qui recouvre le fil, plusieurs heures sont nécessaires pour obtenir l'équilibre de température. Si les bobines sont isolées à la gomme-laque , on préfère laisser une libre circulation d'air dans la boîte qui est percée de trous à cette fin. Il faut avoir soin de ne jamais faire passer dans les bobines des courants intenses ou de longue durée. Les bobines doivent être soumises à une différence de potentiel limite variant avec leur résistance et qui va de o,3 à 3o volts pour les bobines de i àio ooo ohms. Tout circuit contenant une caisse de résistance doit être commandé par une clef qui est fermée seulement pendant la durée des lectures.

Si les fils n'éprouvent pas de modifications de température supérieures à celles qu'on observe dans les laboratoires, la correction ' relative aux variations correspondantes de résistance est négligeable, lorsque les bobines sont en manganine ou en un alliage analogue.

Rhéostats. — Les boites de résistance ne permettent pas de varier la résistance comprise entre leurs bornes par degrés insensibles , condition requise dans certaines expériences. Ce résultat est atteint par les rhéostats.

La forme la plus simple est le rhéocorde qui consiste en un fil tendu parallèlement à une règle divisée, entre deux blocs de cuivre

auxquels il est soudé. Un curseur glisse sur le fil de manière à présenter avec celui-ci un contact bien défini. La longueur comprise entre Tune des extrémités du fil et le curseur est insérée dans le circuit en expérience et mesurée par la règle.

Pour réaliser une longueur plus considérable dans un faible espace, Ton enroule le fil en hélice sur un cylindre d'ébonite. Le cylindre tourne autour de son axe dont une des extrémités est filetée et passe dans un écrou, disposition qui communique au cylindre un mouvement de translation. Un doigt de contact immobile permet d'insérer une longueur variable du fil dans le circuit. Ces appareils laissent à désirer au point de vue des contacts mobiles et ne peuvent servir qu'avec des courants de faible intensité.

Si Ton ne désire pas des résistances définies, mais seulement des résistances variables par degrés, on peut employer des rhéostats à liquide consistant en une solution aqueuse d'un sel reliée au circuit extérieur par des électrodes en même métal que celui du sel. On adopte, par exemple, le sulfate de cuivre ou le sulfate de zinc, avec des électrodes en cuivre ou en zinc, de manière à éviter la polarisation. On fait varier la résistance en plongeant plus ou moins les électrodes dans le bain ou en changeant leur écartement.

Résistances artificielles pour courants intenses. — Les

rhéostats à liquide peuvent servir pour les courants intenses, à la condition de proportionner la surface des électrodes à l'intensité du courant. Ces appareils ont l'inconvénient de varier très notablement de résistance avec la température.

Une autre combinaison consiste à disposer des fils ou bandes minces, enroulées en hélice, entre des blocs de cuivre qu'on réunit par des chevilles ou des manettes, comme dans les boîtes de résistance. Pour les courants très intenses, on groupe les conducteurs en dérivation, de minière à faire croître la section avec l'intensité du courant. Les éléments en dérivation doivent avoir une résistance individuelle relativement plus grande que dans la disposition en série, attendu que, dans le premier cas, la résistance d'un élément constitue la résistance maxima disponible. On a aussi fait usage de toile métallique pour obtenir une grande surface de refroidissement.

Lorsque la différence de potentiel appliquée aux résistances est inférieure à un volt, on peut immerger les conducteurs dans l'eau

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