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CONDIICTUIIU
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Argent recuit
Cuivre recuit
Aluminium recuit
Fer recuit
Xickel recuit
Plomb recuit
Maillechort (60 Cu, 25 Zn, i5 N
Platine-argent (33 Pt. 67 Ag)
Manganine (84 Cu. 12 Mn, 4 Xi
Constanlan (60 Cu, 40 Xi)
20,38o i) 29,982 3i,582 46,678 So.ooo
<i,fx)435
Parmi les alliages, le maillechort a été longtemps le plu» employé; l'expérience a montré que sa permanence est suftisante. Les alliages de platine sont cependant mieux à l'abri de l'oxydation. La manganine et le constantan sont excellents au
ÉTALONS DE MESURE
point de vue ilc rindifitTcnce vis-à-vis des variations de température. La premitMe craint toutefois les températures supérieures à iSo» et son o.\'\ dabilité oblige à la protéger par (le la soie imbibée de gomme-laque. Le second a un pouvoir thermo-électrique assez élevé, au point qu'on en a lait des piles thermiques; on le résen'e pour les rhéostats industriels. Il résulte d'expériences, poursuivies de 1891 à igoS à la Reichsanstalt, par MM. Jaeger et Lindeck, sur la permanence de la manganine, que le plus grand écart observé entre 7 étalons solides de l'ohm construits avec cet alliage n'a pas dépassé o,cx>3 pour 100. Les coefiicients de température de ces étalons, à 18° C, varient de o,oooao6 à 0,000021. Vne autre série de 7 étalons, essayée de i8g8 à igo5, a présenté un écart maximum de 0,001 5 pour 100 et des coefltcients de température compris entre o,(xwo()C) et 0,000021.
Les étalons secondaires construits jinur la Reichsanstalt de JSerlin, fig. 47, sont constitués par des bobines en fi! de manga-
nine isolé avec de la soie iml)il>ée de gomme-laque et souilé à l'argent, qu'on plonge dans le pétrole afin d'atteindre rapi-
dément l'équilibre de température. Les bobines nouvellement enroulées subissent des modifications moléculaires lentes, qui entraînent des changenTents de résistivité. Afin d'accélérer leur mise en service, on a eu l'idée d'appliquer un procédé analogue à celui dont on fait usage pour vieillir les thermomètres. On recuit les bobines dans une cuve à air, à une température de 140" C, jiendant dix heures. Le fil atteint ainsi rapidement un équilibre moléculaire pennanent. On ne vernit le fil rju'aprcs le passage à l'étuve, afin d'être sûr que toute trace d'humidité est éliminée. Les étalons des sous-multiples de l'ohm sont formés de dcu.x conducteurs dérivés : l'un, de section relativement forte, présente une résistance légèrement supérieure à la valeur re(]uise; l'autre, beaucoup plus mince, est régie jusqu'à olitenir la résistance combinée voulue. Les très faibles résistances, 0,001 ohm et en dessous, étant destinées à recevoir des courants intenses, sont placées dans im bain de pétrole agité par une roue à palettes pour uniformiser la température. Sur la résistance médiane de la fig. 47 on voit l'extrémité de l'axe de l'agitateur, auquel on communique un mouvement de rotation par un moteur électrique. Deux tubulures latérales servent à établir une circulation tl'eau froide. Les deux grosses bornes donnent accès au courant et les deux petites sci-vent au raccordement du gah anomètre destiné à la mesure de la différence de potentiel aux extrémités de la résistance.
Les étalons solides peuvent être garantis avec les approximations suivantes : bobines de l et 10 ohms, 0,01 pour loo; de 01, 0,01, 100 et 1000 ohms, o,(ii.t pour 11.10; de 0,001 et loooo ohms, 0,02 pour iixi; de 0,0001 ohm, o,o3 pour itx).
Le double enroulement, généralement usité pour les étalons en vue de diminuer l'inductance, a l'inconvénient de rapprocher les spires à des potentiels très différents, ce qui favorise les dérivations lorsque le fil n'est pas fort bien isolé et occasionne des effets <le capacité susceptibles, avec les résistances supérieures à 5oo ohms, d'apporter des perturbations dans certaines mesures. Ainsi, une bobine de loooo ohms d'une boîte de résistances possédait une capacité de 0,0075 micro-
ÉTALONS DE MESURE
ÙS
^arad, correspondant à une seU'-induction négative CR' de 0.75 henn'. L'enroiilemt^nt simple eût donné nnc self-induction 'positive de o,i5 hcnry. On \(jit l'inutilité, dans ce cas, de rcnroulcment double au point de vue de l'extra-courant; son lS^uI avantage est la suppression du champ magnétique extéleur avec un courant permanent.
On réduit les effets de capacité en sectionnant les bobines, le marïiére à mettre les condensateurs partiels en cascade et
diminuer la tension entre les spires contigués.
On «^"btient les mêmes avantages par les enroulements Chaîron ^t Feussncr.
il- CIThaperon l'orme les bobines par couches successives ir«>ul «5^es en sens inverses et comprenant des nombres égaux
spim-«s. Les couches sont séparées par des épaisseurs d'étoffe
soi«i.
M- ï^eussner enroule un fil simple en une seule couche sur le Isxx-jie mince de mica. Si la résistance doit être l'aible, il
^it le liobinage avec une bande <lc métal, ondulée jiour perles dilatations. La bobine plate est vernie à la gomme-
Jque ^t serrée entre deux plaques de mica, (lui dépassent celle
Fig. 4».
f»nt de carcasse à la bobine. Ce dispositif assure un excellent isolement. De plus, il peut se monter dans des caisses à
claire-voie où l'on ménage une circulation d'air ou il'un liquide isolant, afin de permettre l'adoption de densités de courant plus grandes que dans les bobines ordinaires.
La fig. 48 est une vue, en partie sectionnée, d'un étalon de faible résistance construit par M. ^\'<;llfi'. On a restreint dans ce modèle le n(.)mbrc des soudures, en taisant d'une seule pièce de cuivre les tiges s et p auxquelles s'attache la bande de manganineW'et qui portent les luirnes de courant S S et les bornes <le tension P P. Le récipient est percé de trous pour la circulation du pétrole et un tube intérieur T sert à l'introduction d'un thnmomètre.
Boîtes de résistances. — Pt)ur les besoins de la pratique,
on construit des boites étalonnées à i/iooo près, contenant des nmltiples et (larlbis des sous-multiples de l'ohm. Ces boîtes, en acajou, ])résentent un couvercle en ébonite portant des blocs de laiton, à chacun tiesquels sont fixées deux tiges auxquelles les extrémités des bobines sont soudées. Les résistances peuvent être éliminées du circuit de mesure par l'insertion de broches métalliques mettant en communication directe les blocs reliés aux deux bouts du fil d'une même bobine.
Il est nécessaire que le commencement et la fin de deux bobines voisines n'aboutissent pas à un conducteur commun, mais à des tiges métalliques distinctes, pénétrant séparément
ÉTALONS DE MESlllE.
ilans le bloc correspondant, dont l:i résistance est pratiquement nulle. De cette manière la somme des résistances mesu- ;s isolément est bien éRale à la résistance totale. Afin de >uvoir déterminer séparément chaque résistance, il est lion le les blocs aient des évidements spéciaux, dans lesquels
peut introduire des chevilles munies de bornes. Les bobines groupées communément dans les boites ont
2, 2, 5, lO, 20, 20, 5o, lOO, 200, 200, 5oO, lOOO, 2000, 2000,
c> ohms. En les combinant, on peut former toutes les résisices, différant de i ohm, comprises entre i ohm et la somme des résistances partielles. Le système offre l'inconvénient Tobliger à une addition. De plus, les bobines mises en cuurtircuit sont nombreuses et, comme chaque broche offre une îistance de contact de l'ordre du i/ioooo^ d'ohm, il s'ensuit ne erreur parfois très apprécialile sur le résultat. Ainsi, lorsqu'on (/«"'ftowr//^ la résistance de l ohm en laissant i5 chevilles [insérées, une résistance de contact de i lotxx)' d'ohm pour (chacune d'elles conduit à une erreur deo,i5 pour Kxi. Pour diminuer autant que possible l'erreur, il faut nettoyer de temps fn temps les chevilles avec un lin^f imliil)é de pétrole et les rssuyer ensuite avec soin. On doit s'assurer (|ue les liroches sont bien enfoncées, les vibrations pouvant les desserrer.
n faut vérifier également si la pla<|ue d'ébonite qui forme le couvercle de la boîte est bien propre et l'épousseter au besoin *vtc un blaireau ou une bande de cuir, les traînées de pous- *•"? conductrice constituant des dérivations entre les blocs •le laiton. A la lont^ue l'ébonite s'altère, particulièrement quand Wc-st exposée à la lumière et à l'humidité. Le soufre <ju'<'llt' ^Wtient vient former, à la surface, un enduit acide conducteur de couleur blanchâtre, qu'il faut enlever en lavant avec une solution diluée de soude, puis en séchant avec un linge mouill,. tle pétrole.
Afin de faciliter les combinaisons de résistances et de dimittOfrlc nombre des chevilles employées, on a imaginé les boitcx » iiiadts. Dans ce système, représenté par les fig. 5o et 5i, on *< «wt de g bobines de i ohm, g de lo ohms, g de looohnis, etc. Ces boliines sont montées en série entre de petits blocs de
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laiton. A l'aide d'une seule broche, insérée entre l'un des petits blocs et une barre de laiton voisine, on peut mettre en circuit tout ou partie des bobines tic chaque série. Ainsi, pour former la résistance 4703, il suffit de 4 chevilles, disposées dans les orifices portant les indications 4000, 700, 00 et 3, On évite de la
sorte l'addition exigée jiar le premier système. De plus, la correction nécessaire pour tenir compte des résistances de contact reste toujours la même. Cette deuxième dis]iosition demande plus que le double du nombre des boi>ines nécessaires à lu première, ce qui rend les boites plus volumineuses et plus chères. Pour hâter les manœuvres, on substitue parfois aux broches
PALONS DE