DATES
Hospitalier.
Retour aux habitudes hospitalières courantes.
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pile.
En résumé, l'enchaînement des variations successivement mises en jeu, plus précisement la superposition des facteurs à étudier, un par un adjoints aux précédents, est :
Régime spécial.
Régime spécial + Ferrier.
Régime spécial + Ferrier + adrénaline.
L'action globale de tous les facteurs, constamment en jeu chaque jour, crée un certain état organique stable. Cet état organique caractérise l’action globale des factures en cause. Qu'un facteur nouveau intervienne, l’état organique varie. Le nouvel état organique, comparé au précédent, autrement dit sa variation, caractérise l'action du facteur dernièrement adjoint.
Dans le cas présent, grâce au jeu systématiquement adopté, en toute logique, on peut donc espérer que l’action de chacun des facteurs à étudier sera mise en claire lumière.
L'intervention de chacun des facteurs, à son début, perturbe l'état organique antérieur. Eviter l’état trouble de passage {indifférent ici d’ailleurs), attendre l’état caractéristique stable, telle est la raison à priori qui imposa ici le rythme des recueils urinaires et des mesures, le temps mort moyen des 3 jours suivant le début d'action de chaque facteur nouveau.
B. — Caractérisation des médicaments prescrits; Doses, modes et moments d'administration
1° Ferrier. — La poudre de Ferrier, employée dans cette étude, a pour formule : |
: Grammes. Pour 100.
Phosphale tricalcique pur . . . . 0,50 52,63 Garbonate de chaux pur . . . .. 0,30 31554 Chlorure de sodium pur . . . . . 0,15 15,79
Sa teneur calcique, théorique, est de 46,1 p. 100 de chaux vive. Le degré d'hydratation choisi fut celui de nos conditions climatériques moyennes. Pour assurer la constance des entrées calciques médicamenteuses, M. Gillet, Directeur de la Pharmacie Centrale de France, a eu l’obligeance, dont je
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- suis heureux de l'en remercier ici, de me faire préparer spécialement un stock de ce « Ferrier », fort ‘soigneusement homogénéisé (par mélangeurs et tamiseurs, alternativement, quelques jours). Par doubles pesées sur balance sensible, d'autre part, je fis moi-même la répartition, puis la mise en paquets | (papier glacé, épais) de ce Ferrier. Chacun de ces derniers en renferma ainsi, rigoureusement, un gramme.
Quinze jours de suite, au milieu de chacun des 3 repas, matin, midi et soir, mélangé à ses aliments, sous surveillance particulière, chaque malade ingéra un de ces paquets, soit 3 grammes de Ferrier par 24 heures. Le taux, journalier, théorique, des entrées calciques médicamenteuses fut donc de 1 gr. 383 de chaux vive. :
2 Adrénaline. — L'’adrénaline, employée dans cette étude, fut fournie par la maison Clin. Je tiens ici à lui exprimer mes vifs remerciements pour sa gracieuse et constante obligeance à mon égard. La pureté chimique, définissant sans doute aussi l’activité physiologique du médicament, fut caractérisée par une des bien nettes constantes physiques du produit en question, son pouvoir rotatoire. La valeur de cette
ë ; RDS à constante était — 53% {1). En solution aqueuse à 3 000’ acidi-
fiée par 10 centimètres cubes d'acide chlorhydrique pur décinormal (pour la transformer en chlorhydrate, produit stable); de suite répartie en ampoules de verre jaune, scellées à la lampe, contenant chacune 1 centimètre cube de solution, c’està-dire un demi-milligramme d’adrénaline lévogyre pure, à l'état de chlorhydrate. |
Chacun des 9 derniers jours de cette étude, chaque malade absorba buccalement, sous surveillance médicale toujours, dans le milieu de l'intervalle des 3 repas, exactement à 9 heures, midi et 16 heures, mélangé à environ 100 centimètres cubes de la boisson à la glyzine mentionnée précédemment, le contenu d’une ampoule, ouverte juste au moment de l'emploi. La dose
(1) Beaucoup d’adrénalines commerciales n'auraient un pouvoir rotatoireé que de — 95°; rien de bien étonnant dès lors qu’elles soient peu efficaces,
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journalière fut donc de un milligramme et demi d’adrénaline. Conformément à la technique du P' Sergent, cette dose globale fut fractionnée en 3 prises égales, afin de rendre moins discontinue l’imprégnation de l'organisme par l’adrénaline.
3 Gouttes amères de Beaumé. — Les malades IT et IV, anorexiques, ingéraient avant ces études, au début de chacun des 2 principaux repas, quinze gouttes amères de Beaumé (XXX par jour) fournis par la Pharmacie de la Charité. La prescription de ce digestif amer leur a été continuée, régulièrement, pendant toute la durée de ces études. ;
D'après Marniner (loc. cit., t. II, p. 604), « l'administration de strychnine, même à dose modérée, provoque une hypersécrétion adrénalinique marquée ». Les gouttes amères de Beaumé, contenant de la strychnine, devraient donc avoir une action similaire. — Cette prescription ayant été constante ici, aucune perturbation perceptible ne semble en être résultée finalement.