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ART F 95 € ps Moyenne. 407,4 501,7 4222 461,9
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La moyenne des effets hyper et hypocalciuriques provoqués par l’adrénaline les 6 derniers jours d'études, autrement dit la calciurie des 24 heures moyenne des deux effets calciuriques inverses étudiés est :
a) Pour le malade « moyen » : une hypocalciurie de 4,2 p. 100 (valeur nettement appréciable pondéralement).
b).Individuellement, dans 40 p. 100 des cas : une hypocalciurie notable, de 13,3 p. 100; dans 60 p. 100 des cas : une hypercalciurie faible, de 1,8 p. 100.
Vraisemblablement, la persistance de l'effet hypercalciurique et la lenteur d’instauration de l'effet hypocalciurique sont fonc- ‘ion de la localisation, de la forme, du degré plus ou moins avancé de la bacillose traitée. L'étude directe de cette question serait des plus utiles pour fixer, d’une manière précise, dans chaque cas particulier, la durée optima de chaque série de prescription adrénalinique. |
Il eut été désirable d'accroître la force démonstrative de la présente étude par la détermination des calciuries du 12° jour : d’ingestions adrénaliniques (1). Malheureusement, le mécanisme réglant les conditions expérimentales de la présente recherche (particulièrement le régime alimentaire spécial) n'avait été prévu que pour 3 semaines. Le retour au régime mixte hospitalier coupa toute possibilité d’études nouvelles. La persistance de l'effet hypercalciurique, encore sensible, pour les malades choisis, au 6° jour d’ingestions, alors que, sur la foi de communications orales particulières, j'avais cru pouvoir tabler sur sa fugacité, sa disparition, dans tous les cas, 3 jours après le début des ingestions, telle est la cause involontaire du regrettable décalage chronologique qui bloqua, 3 jours trop tôt, le mécanisme expérimental, dressé à priori, sur des probabilités,
(1) A titre indicatif et approximatif, en l'absence de mesures directes, la NAIeUPIprOE bable de l’hypocalciurie des 24 heures du malade « moyen », au 12° jour d’ingestions, valeur obtenue par extrapolation de la courbe moyenne des pourcentages calciuriques des 24 heures, serait de 29 p. 100 (au 9° jour d'ingestion, elle n'est encore que de 12 p. 100!). De même, par intrapolation de la même courbe, la Valeur probable de l’'hypercalciurie des 24 heures du malade «moyen», au 3° jour d’ingestion, ne serait que de 2 p. 100! Rapprochées l’une de l’autre, ces deux probabilités (admissibles puisque l'emploi des intra et extrapolations est courant dans nombre de sciences), confirment nettement aussi le rôle rétentioniste de l’adrénaline.
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à défaut de faits bien connus. Les deux dernières séries d'analyses calciuriques avaient été instituées pour s'épauler l’une l’autre. En fait, dans le cas présent, elles ont permis de saisir l’évolution d’un phénomène, ses deux faces inverses, mais heureusement aussi pour le but immédiat de ce travail, la prépondérance tangible de la deuxième, ce qui apporte plus qu’une présomption à la solution du problème posé (1). |
3° Si l’on considère les courbes des calciuries brutes individuelles, ou bien encore le tableau de la page 66, on constate que l’hypocalciurie globale provoquée par l'adrénaline est
d'autant plus rapidement et nettement réalisée que la calciurie.
initiale est plus faible. Les malades III et IV ont les plus petites calciuries initiales de tous. [ls ont aussi globalement une hypocalciurie, très nette déjà, après 6 jours. L'efficacité, plus exactement la rapidité d'action utile de l’adrénaline, serait donc d'autant plus grande que la décalcification initiale est plus faible. D’après le Professeur Robin, cette dernière est minime aux deux stades extrêmes de la maladie. Au début, où
la tuberculose est aisément curable, à son dernier degré, où
des améliorations sont encore possibles, tels sembleraient devoir être, d'après ce qui précède, pour cette prescription médicamenteuse, les cas de rapidité maxima d'action antidécalcifiante.…
42 Pour compenser l'effet hypercalciurique initial nuisible,
pour largement bénéficier de l'effet hypocalciurique plus ou moins tardif, dans le cas de calciuries importantes surtout, chez les cavitaires en particulier, bien entendu sauf contre-indications formelles (poussée congestive hypertensive, crachats hémoptoïques, hémoptysies), il semblerait indispensable de toujours prolonger, bien au delà de huit jours, chacune des séries de prescription adrénalinique. Telle la prescription du Professeur Sergent : « Ingestion journalière de 1 milligramme et demi d'adrénaline en trois doses fractionnées, pendant deux mois, avec interruption de deux jours lous les dix jours ».
(1) J’entreprendrai si possible, l'étude expérimentale des effets éloignés de ladrénaline,
particulièrement les variations de la calciurie en fonction des temps d’ingestion et de suspension du médicament,
5* Pour contrebalancer le plus possible l'effet diurétique déminéralisateur de l’adrénaline, suivant d’ailleurs le conseil général des Maîtres en la matière, il serait désirable de réduire le volume des boissons journalières, avec une rigueur toute particulière, pendant chaque période d’ingestions adrénaliniques, l’hydrurie normale devant être le but à atteindre d'abord, à maintenir ensuite. “
EN DÉFINIMNVE, les effets moyens constatés dans la présente recherche, chez des bacillaires, cavitaires, à suralimentation hypercarnée et hypocalcique constante, sont :
À. — Ferrier : Influence sur la ventilation pulmonaire : négligeable; diurèse provoquée : faible; absorption intraorganique : réelle. D'où le bien-fondé de cette prescription récalcifiante.
B. — Adrénaline : Hyperventilation pulmonaire. — En pourcentage, l’accroissement en est proportionnel aux temps d'ingestion, de valeur sensiblement double à l'inspiration qu'à l'expiration. |
Hypertensions artérielles. —- Maxima d'autant plus forte qu'ingestions adrénaliniques plus prolongées. Minima, croissant d'abord avec les temps d'ingestion jusqu’au 6° jour, stationnaire ensuite. Sa variation en pourcentage est approximativement deux fois plus petite que celle de la maxima.
Effet diurétique. — Très marqué au début, faiblement décroissant par la suite. :
Hypercalciurie initiale, Perceptibie jusqu’au Ge jour d'inges- - tion, mais faible.
Hypocalciürie ultérieure nette. — Sa valeur absolue en : pourcentage est trois fois plus forte que la valeur de l'hypercalciurie transitoire du début. D'où l'utilité de cette médication antidécalcifiante.
: Vu : le Président, H. ROGER. E. SERGENT
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,