‹ MétallothérapieChapitre 4 sur 20 · SÉANCES · texte numérisé non relu

SÉANCES

des 24 avril, 1er mai, 12, 19 juin, 18 septembre, 9 octobre 1849. — 4 juin 1850.

— 25 février, 19 août 1851. — 1er juin, 2 novembre 1852.

— 26 avril , 17 mai 1853.

Depuis bientôt quatre années, que nous avons eu l’honneur d’adresser aux Académies nos premières communications sur les effets physiologiques et thérapeutiques des armatures métalliques» (1849) , plusieurs organes importants de la presse médicale ont publié, tant en France qu’en Angleterre, des preuves si nombreuses et si authentiques des succès de nos armatures dans le traitement des affections nerveuses , qu’il doit nous être permis désormais de regarder la métallothérapie comme bien acquise à la thérapeutique.

Cependant, hâtons-nous de le reconnaître, bien qu’il n’y eût pas de difficulté sérieuse dans l’application de ce nouveau traitement, H existait dans la forme même de nos appareils, dans le plus ou moins de facilités de toute nature que médecins et malades pouvaient avoir à se les procurer, et parfois aussi dans le choix lui-même du métal convenable, quelques imperfections ou obstacles qui ont dû souvent servir d’arrêt au meilleur vouloir , et auraient à coup sûr retardé pour longtemps encore Favénement définitif des métaux en médecine , ou même rendu très-dif-

ficiles nos applications permanentes de cuivre et d’acier pour la préservation du choléra, si nous n’avions pris grand soin de les faire disparaître! Mais aujourd’hui , que nous avons la conscience d’avoir éloigné tous les motifs sérieux qui s’opposaient à l’adoption de notre traitement, comme nous essaierons de le démontrer tout à l’heure par l’exposition même d’un nouveau système d’applications métalliques que nous venons d’y ajouter, devons-nous espérer que les bienfaits de cette découverte seront mis bientôt à la portée d’un plus grand nombre de malades; et si, par impossible, vingt-deux mémoires , notes ou communications diverses aux deux Académies des sciences et de médecine, restaient jamais sans réponse, ceux de nos confrères, qui s’étaient déjà laissés prévenir en faveur d’une nouvelle doctrine des névroses, qui rend ces maladies aussi claires et aussi logiques même, il nous semble, dans toutes leurs manifestations que, de l’aveu du plus grand nombre , elles étaient encore obscures et inintelligibles, voudront-ils bien s’assurer si la lumière peut ne pas toujours venir seulement que des régions officielles de la science ?...

Il nous est d’autant moins permis d’en douter, que l’organe le plus important de la presse médicale de Paris , obéissant aux inspirations éclairées du savant académicien qui est son rédacteur en chef, nous a toujours accordé une large hospitalité dans ses colonnes, et que, grâce au terrain neutre sur lequel nous l’avons placée, la métallothérapie et son auteur ont déjà reçu, en France et en Angleterre, le plus bienveillant accueil parmi beaucoup de savants et de médecins de toutes les doctrines et de toutes les écoles. Disons même que c’est surtout pour répondre à l’empressement de nos confrères de tous les pays, qui nous font l’honneur de s’adresser presque journellement à nous, ainsi que pour ne pas risquer de compromettre, par une publication prématurée, une œuvre considérable, que nous éditons aujourd’hui ce résumé très-succinct de nos principales recherches, et qu’à partir du 15 juin prochain, nous aurons ouvert un cours de clinique (1) pour y exposer au grand jour notre doctrine et notre traitement! Que si cependant cinq années de patientes recherches, d’efforts opiniâtres et de sacrifices de toute sorte, étaient encore des titres insuffisants pour quelques hommes d’une personnalité exclusive, ou si d’autres, prenant encore les bornes de leur horizon pour celles de la science, venaient à se montrer hostiles à notre métallothérapie pour une parenté et des motifs que le lecteur n’aura point de peine à deviner, il nous resterait encore la consolation d’avoir si bien fait pour vulgariser notre méthode de traitement, qu’il n’est pas un seul malade, tant soit peu doué d’intelligence, qui, livré à ses propres inspirations, ne puisse entirer avantage, sans jamais s’exposer au moindre inconvénient.

(î) Cours et leçons publiques sur les maladies nerveuses et leur traitement par les applications de métaux, V électro-magnétisme et la gymnastique , tous les vendredis et les mercredis, de deux à quatre heures, rue Saint-Honoré, 123, cour d’Aligre. En outre, tous les 1er et 15 de chaque mois , applications de la gymnastique à la métallothérapie , au gymnase de la rue fiuffault, 13, faubourg Montmartre.

Des différentes applications de métaux, en médecine , ou du véritable rôle de divers appareils prétendus électriques , galvaniques ou magnétiques.

lî y a déjà plusieurs siècles que l'usage externe des métaux occupe une certaine place en médecine; mais, comme il est souvent dans nos destinées de marcher longtemps à côté de la udritd, sans même soupçonner sa présence , surtout si la déesse a pris les moindres précautions pour voiler sa nudité, ces agents sont presque toujours passés inaperçus sous divers déguisements, empruntés tantôt à la cabalistique, tantôt à l 'eau elle-même, et plus souvent encore au magnétisme , à Yélectricité ou au galvanisme .

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