FOURS A GAZ
sus. Conditions de 14 eombastion des fraiE. — Les fours à gaz ne dififèrent des fours ordinaires que par la suppression du foyer, qui est remplacé par un appareil destiné à assurer la combustion du gaz. Ces appareils doivent réaliser deux conditions :
964. Aliiimaire. — V Le gaz et Tair doivent toujours y arriver séparément et ne se mélanger qu'en un point où leur température soit nécessairement assez haute pour que le gaz s'allume. Si le mélange s'opérait à froid, il se produirait des explosions au moment où il arriverait dans le four. A ce point de vue, les appareils industriels diffèrent des appareils de laboratoire ; dans ceux-ci, on mélange le gaz et l'air d'avance pour obtenir une combustion plus vive et une plus forte température : on peut le faire parce que le mélange étant amené au fourneau par des tuyaux métalliques de faible diamètre et sous une pression régulière, la flamme ne saurait y remonter ; dans les fours industriels, où les conduits ont de larges sections et sont souvent en briques, où Ton a à craindre des variations dans la pression des gaz, on ne pourrait adopter ce système sans provoquer des explosions. Lorsque la température du four n'est pas très forte,
on assure Tallumage des gaz au point . même où ils rencontrent Taip, en y plaçant une grille sur laquelle on entretient un feu avec du petit coke ou des escarbilles : cet artifice est inutile si la combustion est vive et se produit en un point où il y a une masse suffisante de briques ; ces matériaux, une fois incandescents, conservent assez bieu leur chaleur pour assurer le rallumage des gaz lorsque leur arrivée a été suspendue pendant quelque temps. La grille d'allumage est également inutile lorsque le gaz ou l'air arrive dans le four avec une température déjà élevée.
965. Mélangée du gam et de l'air. — 2^ Pour bien utiliser les gaz, il faut qu'au point où se fait la combustion ils soient fortement brassés avec Tair. Sinon, la combustion est incomplète, quand même les gaz auraient à faire un très long trajet dans le four, et quand même Tair serait en grand excès : si rien ne les empêche de cheminer par courants parallèles, on trouvera dans les gaz qui sortent parla cheminée à la fois de l'oxyde de carbone et de Toxygène libre.
Le mélange parfait des gaz est très difficile à réaliser, et c'est le point le plus important à étudier dans les appareils de combustion : parmi ceux que Ton rencontre dans l'industrie, il en est peu qui ne soient susceptibles d'être perfectionnés sous ce rapport.
9ll«. IVature de la flamine. — Lorsque la combustion du gaz est complète et faite sans excès d'air, la flamme n'est ni oxydante ni réductrice. Ce sont ces conditions qui donnent le maximum de chaleur et qu'on devra réaliser autant que possible dans la plupart des cas. Parfois cependant il y a intérêt, pour certaines opérations, à avoir dans le four une atmosphère oxydante ou réductrice. On y arrivera facilement en réglant l'arrivée de l'air de manière qu'il soit en excès ou en défaut.
On peut juger, jusqu'à un certain point, de la nature de la flamme par son aspect. On peut aussi l'essayer avec une lame de cuivre : celle-ci se couvre d'oxyde noir dans une flamme oxydante, tandis qu'une lame qui a été préalablement oxydée redevient rouge dans une flamme réductrice.
2B7. Classification des fours à iraz. — On peut classer les fours à gaz en quatre catégories^ suivant les conditions où
- FOURS A TliMfÉRftTURE MODÉRÉE
s'opère la combuslion. La première comprend ceux où l'air est employé froid, et appelé par tirage naturel ; la deuxième ceux où l'on emploie l'air soufflé ; la troisième ceux où l'air est préalablement chautTû à haute température, et la quatrième ceux où le gaz et l'air sont tous les deux surchauirés avant de se mélanger (four Siemens). Dans ces deux dernières, l'air est toujours appelé par tirage naturel. On peut encore classer ces fours d'après la température qu'ils réalisent. En général ceux de la première catégorie servent à produire des températures modérées dans des appareils assez vastes ; ceux de la seconde et de la troisième servent à produire de fortes températures ; ceux de la quatrième sont réservés aux cas où il faut obtenir des températures exceptionnelles, ou bien chauffer fortement de très grandes enceintes.