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FOURS SIEMENS

Fig. 1 30 el 131 . — Four Siemens.

pendant la période précédente : les flammes sortent par les chambres de gauche et les échauffent à leur tour. Au bout d'un certain temps, les chambres de droite étant refroidies et celles de gauche incandescentes, on renversera de nouveau le courant, et ainsi de Suite (1).

994. Volttine de« ehambres* -^ Le poids des briques doit être suffisant pour emmagasiner la chaleur dégagée entre deux renversements. — On admet en général qu'il ne faut pas brûler, pendant chaque période, plus de 20 kil. de houille par métré cube de volume des chambres. — (Le volume qui figure dans ce calcul est celui des deux chambres de chaque côté, c'est donc la moitié du volume total des quatre chambres).

On peut voir facilement que ces dimensions seront suffisantes. En effet, 20 kil. de houille produisent 100 kil. de gaz^ qui exigeront pour brûler un peu moins de 100 kiL d'air. Le poids des produits de la combustion sera inférieur à 200 kil. D'autre part, comme les briques occupent à peu près la moitié de la capacité, et que leur densité est voisine de 2, un mètre cube de chambres contient environ 100 kil. de bricpies. Ainsi le poids des briques sera égal à cinq fois celui des gaz qui traversent les chambres entre les deux renversements. Gomme leur chaleur spécifique est à peu près la même, en prenant la chaleur des gaz, elles s'échaufferont seulement de l'* pendant que ceux-ci se refroidiront de 5^ Ainsi, en supposant que les gaz sortent du laboratoire à 1600° au plus, ils pourront céder toute leur chaleur aux briques Sans élever leur température moyenne de plus de 300**.

La température des briques est loin d'être uniforme sur toute la hauteur des chambres. A la fin d'une période d'échauffement, les briques voisines du four sont incandescentes et portées à plus de 1000° ; les briques inférieures doivent être à une température plus basse que celle des gaz qui se rendent à la cheminée^ sans quoi elles ne pourraient plus leur prendre de chaleur :

(i) On dit souvent que théoriquement la température croîtrait à chaque renversement, et que cet accroissement n'aurait pas de limites sans la dissociation : cela ne nous parait pas exact; Taugmentalion relative de température à chaque renversement devient d'autant plus faible que la température précédente était plus forte, et la somme de tous ces accroissements formerait une série convergente, dont on pourrait calculer la limite si l'on connaissait toutes les données de la question. Il y aurait donc, môme au point de vue théorique, une limite à la température.

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