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MORTIERS ET PISES

8«3. Noriier. — Pour garnir les joints des briques, on emploie des mortiers fabriqués avec du sable et de l'argile réfractaire : on en compose des mélanges un peu plus fusibles que la pâte des briques auxquelles ils adhéreront, en se vitrifiant.

Pour chaque espèce de briques, on emploie de même un mortier composé d'une pâte analogue à celle de la brique, mais un peu plus plastique et moins réfractaire. Ainsi, pour les briques basiques, on fera le mortier avec delà dolomie calcinée, malaxée avec t5 ou 20 0/0 de goudron anhydre.

804. Pisés réfk>aetalres. — Pour garnir les soles des fours sans y laisser de joints, on fait des pisés réfractaires où entrent de 10 à 20 0/0 d'argile plastique avec du sable ou de la terre grillée. On les étend par couches minces qu'on dame avec soin et qu'on superpose de façon à avoir une épaisseur convenable. Mieux le pilonnage est fait, plus le mélange peut être maigre. Pour les fours à température très élevée, on peut faire les soles en silice pure, bien damée.

885. Brasqae. — Dans les fours de fusion, surtout dans les fours à cuve, on fait souvent les solesen brasque, c'est-à-dire en mélanges d'argile avec 30 à 60 0/0 de poussier de charbon La brasque lourde, c*est-à dire riche en argile, qui est plus plastique, sert à faire la masse de la sole : la surface se fait en brasque légère, riche en carbone, qui résiste mieux aux actions chimiques.

aee. mmém limilques. — Pour résister aux scories corrosives, ou pour certaines opérations ou la silice serait nuisible, il faut des soles basiques. On emploie la chaux ou la marne pour les soles de coupelles qui doivent être poreuses. Lorsque la sole doit être solide, et très infusible, on emploie la doloniie fortement calcinée, ou la magnésie, qu'on pilonne avec des dames de fonte rougie après l'avoir mélangée d'un peu de goudron anhydre (4 à 10 0) ; ce goudron se volatilise lors de la mise en feu du four. — La magnésie donne des pisés peu solides : la dolomie se fritte mieux et coûte moins cher. Elle est donc pré férable pour la construction des soles en pisés, tandis que la magnésie convient mieux pour les briques. On arrive ainsi à faire des pisés assez résistants, au moins pour les soles de fours à réverbère, avec la chaux piélangée d'xin peu de minerai de fer ou d'argile. L'emploi du goudron nest même pas indispensable dans ce cas, parce que la matière peut ôtre pilonnée à Fétat de sable et s'agglomérer par la cuisson sur place. Mais si le pisé doit se tenir sur des parois verticales, comme dans le revêtement des cornues Bessemer, il faut malaxer avec du goudron, et la dolomie est la- matière la plus convenable.

889. Minerais. — Dans les fours à puddler et dans quelques autres cas, on emploie l'oxyde de fer ou la bauxite parfois mélangés de chaux. Les soles ainsi faites ont peu de cohésion et se rongent par la réduction de l'oxyde de fer : il faut les réparer à chaque instant.

ses. Seorleii. - Quand la sole doit être bien unie, on la garnit de matières un peu fusibles, par exemple de scories; on les ramollit par un coup de feu et on les dame bien. On peut obtenir une surface très lisse. Cet artifice s'emploie dans les fours à réverbère de fusion pour mattes ou métaux dans lesquels la matière fondue doit couler sur la sole et se rassembler en un point donné. Mais il ne peut réussir que si la température n'est pas trop élevée, et la sole a besoin d'être refaite à chaque opération.

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