‹ Métallurgie générale: procédés de chauffageChapitre 6 sur 63 · PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES

rer la température qpi se développe à Tintérieur de cet étui, laquelle est en relation avec celle du four. On peut encore placer dans le four un tube en fer parcouru par un courant d'air, ou mieux par un courant d'eau. Si la vitesse du courant est constante, sa température à la sortie sera une fonction bien déterminée de celle du four. Si au contraire on ramène la température de Teau à être constante, en faisant varier la vitesse, le débit pourra servir de mesure à la température du four. Ce moyen d'observatioik sera très exact si la température du four reste assez longtemps stationnaire.

SU s'agit de mesurer la température d'un courant de gaz, on peut y pratiquer une dérivation par laquelle une partie du gaz s'échappe et va passer dans un tube où il se mélange avec un courant d'air froid; la température du mélange peut être abaissée de manière à pouvoir se mesurer avec un thermomètre, et elle est fonction de la température primitive du gaz.

Dans tous ces procédés indirects, la fonction qui lie la température observée à la température réelle ne peut pas se déterminer par le calcul : il faut l'étudier expérimenlalement. A cet eifet, on fera au même moment une mesure indirecte par l'un des procédés que nous venons d'indiquer et une mesure directe avec un bon pyromètre à air, plongé dans le four ou dans le courant qu'il s'agit d'observer. On répétera cette expérience à plusieurs températures différentes, et on pourra dresser une table de corrections, qui permettra de calculer la température réelle en fonction de la température réduite.

Ces expériences seront délicates, et la correction sera incertaine, si on ne prend pas de grandes précautions pour que les conditions de Texpériencc soient toujours les mêmes, car bien des circonstances peuvent modifier la relation qui existe entre les deux températures. Cette méthode serait donc compliquée si on voulait obtenir des déterminations rigoureuses; mais elle sera simple et efficace si on veut se borner à contrôler la marche d'un appareil, à constater la constance ou les variations de la température. En d'autres termes^ on n'obtiendra pas des mesures exactes, mais des mesures comparables, ce qui suffit souvent pour les besoins de la pratique.

Ces procédés ont pu rendre service autrefois, mais ils n'ont plus de raison d'être employés depuis que Ton a imaginé et construit des pyromètres beaucoup plus exacts, dont nous allons donner la description.

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