LE FULGORE PORTE-CHANDELLE
(Pyrops candelari
nr, à à Au ÉD ré ds CP PETER ET OT OT à PTS PE PR DOS UT 2
LES HÉMIPTÈÉRES. 623
l'extrémité de leur abdomen, une sorte de cire blanche comme l’albâtre, qui tombe en longs flocons.
Des Fulgorides ayant les antennes insérées au devant des
L'APHROPHORE ÉCUMANTE
(Aghrophora spumaria).
yeux et le prothorax étendu sur une grande partie ou sur la totalité du corps (Membracines), une taille toujours très-médiocre, affectent les formes les plus bizarres. Ils portent de sin-
— Léo in ms ie ne Dr, butin Dé Rs re. 2. 0. "0 us 7 di se dé. Gad à
gulières dilatations du prothorax, des arêtes, des vessies, des pointes, des tiges terminées par des globules. L'Amérique du Sud est la patrie de la plupart de ces curieux Insectes.
Il est des Fulgorides qui, avec les antennes insérées comme chez les précédents, ont un prothorax de forme ordinaire : les Cercopines, ou de leur nom vulgaire, les Cicadelles. Beaucoup de ces Insectes, ayant les pattes un peu renflées, sautent avec une extrème facilité. Un des mieux parés est le Cercope ensanglanté (Cercopis sanguinolenta), noir avec trois taches d’un rouge carmin sur les élytres. Une espèce d’un genre voisin, l’Aphrophore écumante (Aphrophora spumaria), plus petite et toute grise, a dans son premier âge un singulier moyen de se dissimuler. Au bord des rivières et des canaux, vous apercevez souvent sur les feuilles des Saules, des Osiers, de petits amas d’une sorte de mousse ou plutôt de salive; cherchez dans cette matière, et vous y trouverez une larve ou une nymphe d’Aphrophore : l’Insecte a la faculté de produire une abondance de salive pour un but qu'on n'aurait pas soupçonné sans l'observation.
Les Apmnines, ou les Pucerons, ont toujours les ailes plus minces, plus diaphanes que celles des plus petites Cicadelles; seulement deux articles aux tarses, des antennes longues formées de sept articles. En outre, les Pucerons ont une petite tête et point d’ocelles comme les Fulgorides; ils portent à l'extrémité de leur abdomen deux appendices, ou plutôt deux tuyaux en communication l’un et l’autre avec une glande versant la liqueur sucrée dont les Fourmis se montrent si friandes, liqueur qui, d'après quelques observateurs, serait recherchée des Pucerons nouveau-nés. Îl y aurait ainsi une sorte d'allaitement chez ces petits êtres; mais le fait aurait besoin d’être étudié de nouveau. Les mâles des Pucerons portent toujours de grandes ailes ; les femelles en sont privées la plupart du temps.
Les Pucerons offrent dans leur mode de propagation un phénomène qui longtemps parut isolé, Réaumur, de la Hire, etc.,
avaient vu des femelles absolument séparées d'individus mâles
qui mettaient au monde des petits vivants. De leur observation, .
ils avaient conclu que ces Insectes étaient hermaphrodites, opinion abandonnée après les expériences de Charles Bonnet, reprise néanmoins depuis peu par un habile micrographe, M. Balbiani. À l'automne, il est ordinaire de voir sur les plantes des Pucerons