SPHINX DU TROEËNE VU EN DESSOUS
montrant d'un côté le frein de l'aile postérieure engagé dans l'anneau de l'aile supérieure, de l'autre côté le frein dégagé de l'anneau,
puisqu'elle signifie les Lépidoptères aux antennes de toutes les formes. D’autres noms ont été tirés d’une particularité plus importante. Chez les Diurnes, les ailes postérieures ne sont retenues en aucune façon aux ailes antérieures ; leurs mouvements sont indépendants. Chez tous les autres, à peu d’exceptions près, les ailes postérieures sont attachées aux ailes‘antérieures au moyen d'un frein. Cette différence a conduit à donner à la première grande division le nom d’Achalinoptères (ailes sans frein), et à la seconde celui de Chalinoptères (ailes pourvues d’un frein).
Rien de plus simple que ce petit appareil. C’est une portion
de 2 n ur cb à
de la nervure costale de l'aile postérieure qui s’isole sous la forme d’un crin très-roide, et s'engage dans un petit anneau de l'aile antérieure qui repose sur la grosse nervure costale. Tous les Lépidoptères, un peu abondamment répandus dans notre pays, portent des noms qui appartiennent à la langue française. Ces noms, probablement d’une origine assez ancienne, ont été consacrés par les naturalistes du dernier siècle. Geoffroy, auteur d'une Æistoire des Insectes des environs de Paris, publiée il y a un peu plus de cent ans, les a presque tous enregistrés. Quelques années après, un moine de l'ordre des Augustins, Engramelle, a également désigné par leurs noms vulgaires les Papillons d'Europe, dessinés par Ernst, un peintre allemand, dont les planches sont encore citées dans les ouvrages spéciaux.