PORTION TERMINALE DE L'ANTENNE DANS DIVERS GENRES
4, Papillon Machaon, — 2, Argynne Grand-Nacré. — 3. Thécla W blanc, — 4. Hespérie sylvain,
appelé les Diurnes, et que tout le monde appelle les Papillons de jour, n’ayant point les ailes postérieures retenues aux ailes antérieures, ont un vol très-saccadé. Au repos, leurs ailes se redressent contre le corps, ne laissant plus voir que leur face inférieure. Ces Insectes n’emploient leurs pattes grêles, insuffisantes pour la marche, qu'à se poser, Les tarses ont d’admirables
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petites griffes presque imperceptibles à la vue simple. Ces griffes étant diversement construites suivant les types, on ne saurait douter qu'il n’y ait des griffes disposées pour prendre adhérence sur certains végétaux, d'autres conformées pour se fixer sur d’autres végétaux. De petites particularités dans les habitudes de nos Lépidoptères restent encore à observer.
Toutes les espèces ont des antennes qui se terminent par une massue, tantôt grêle, tantôt très-grosse, arrondie ou aplatie. Les différences que présentent ces appendices servent souvent à caractériser certains groupes.
Ces Insectes semblent devoir être partagés en quatre grandes familles, les Papilionides, les Nymphalides, les Erycinides, les Hespérüdes ; auxquelles il convient peut-être d’en ajouter une cinquième, comprenant un fort petit nombre d'espèces de l’Amérique du Sud, des Moluques et des îles de la Sonde, les Cydimorides.
Les Parinionipes sont caractérisés par des pattes antérieures bien développées, par des palpes entièrement garnis d’écailles ct si courts, qu'ils ne dépassent pas les yeux, par des antennes terminées en une massue allongée. Cette famille renferme plusieurs genres dont les espèces, abondamment répandues en Europe, attirent l’attention de tous ceux qui, pendant l'été, se promênent dans les campagnes. C’est le Flambé et le Machaon, nos représentants du genre Papillon proprement dit; ce sont les Papillons blancs ou les Picrides ; les Coliades, que vulgairement on nomme le Souci, le Soufre, le Citron.
Les espèces du genre Papillon, disséminées par la terre entière, peuvent compter parmi les plus beaux ornements de la création animée. Passer la revue de ces espèces dans la collection de notre Muséum d'histoire naturelle, c’est se procurer le spectacle de toutes les élégances imaginables dans les formes, de toutes les merveilles du coloris. Nulle part, en effet, on ne l'ouverait des ailes mieux découpées. Le prolongement que
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portent les ailes postérieures, figurant parfois une longue traine, donne à tout l'animal un air de haute distinction. Sur les ailes de ces Insectes souvent ce sont d’éclatantes couleurs, plus souvent de ravissantes nuances, parfois de délicieux effets detransparence. Les teintes sont-elles modestes, ces teintes sont si agréablement mélangées, qu'elles produisent toujours un charmant effet.
Trois espèces de Papillons porte-queue vivent en France : le Flambé (Papilio podalirius), répandu dans toute l'Europe tempérée et méridionale, le nord de l'Afrique et l'Asie Mineure; l'Alexanor (Papilio aleæanor), qui habite nos départements des Hautes et Basses-Alpes, et enfin le Machaon (Papiho machaon), le plus commun, qui vit dans toute l'Europe, dans le nord de l'Asie jusqu'aux montagnes de Cachemire et dans le nord de l'Afrique.
IL est le plus commun, nous le prenons pour type du genre. Inutile de le décrire, il n’est personne qui ne l'ait vu voler dans les champs, où il se pose sur lesOmbellifères, sur les Luzernes ou les Trèfles fleuris ; personne qui n’ait remarqué sa $ rande taille, ses ailes jaunes rayées et tachetées de noir, ses ailes postérieures ornées d'une rangée de taches ocellées d'un bleu tendre. Le Machaon paraît une première fois, dans l'année, au mois de mai, une seconde fois au mois de juillet.
Sur les Ombellifères, et particulièrement sur le Fenouil et la Carotte, se montre, pendant les mois de juin et de septembre, une bien belle chenille, longue de 4 à 5 centimètres : c’est la chenille du Machaon. D'une couleur générale verte de la plus grande fraicheur, elle a pour ornements des anneaux d’un noir de velours et de gros points d'un rouge fauve.
La chenille est-elle au repos, rongeant sa plante hors de toute inquiétude, rien de remarquable ne la distingue des autres
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chenilles; mais vient-elle à être touchée, que, soudain, elle fait .
saillir entre la tête et le premier anneau un tentacule fourchu
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