‹ Métamorphoses mœurs et instincts des insectes (insectes, myriapodes, arachnides, crustacés)Chapitre 88 sur 174 · TÊTE DE L'ABEILLE DOMESTIQUE, AVEC LS PIÈCES BUCCALES ÉCARTÉES · texte numérisé non relu

TÊTE DE L'ABEILLE DOMESTIQUE, AVEC LS PIÈCES BUCCALES ÉCARTÉES

une surface plane, avec un rebord en saillie, elles se rapprochent l'une de l’autre par leur bouten ne laissant entre elles qu'un espace étroit, suffisant pour contenir la quantité de cire destinée à être pétrie. Les mâchoires et la lèvre inférieure, longues, flexibles, constituent, mieux encore que chez beaucoup d’autres Mellifères, l'appareil le plus parfait pour lécher et humer le miel. Les femelles et les ouvrières de presque tous les Hyménoptères nidifiants sont armées pour la défense. L’arme variant à peine d’un type à l'autre, nous avons préféré en montrer la disposition chez l'Abeille. C'est

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l’aiguillon, dont personne n'ignore le pouvoir redoutable. L'aiguillon se compose de deux stylets bien acérés, soutenus par des supports attachés à des écailles maintenues dans le dernier anneau de l'abdomen ; deux valves protectrices constituent le fourreau. Les glandes à venin sont deux tubes contournés débouchant dans un vaste réservoir, capsule ovalaire pourvue d’un conduit s'ouvrant entre les deux stylets. Par un effort musculaire, l'Insecte fait saillir son aiguillon retiré dans l'abdomen pendant le repos; l'aiguillon pique, et en même temps une pression des parois abdominales sur la glande détermine une petite éjaculation du

venin dans la piqüre.

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