RENE
NE =— = a — 0
Formule qui ne diffère de la précédente que par les lettres que nous avons substituées àbetàhf.(S. 149.)
$. 153. Voilà ce que c’est que l’ALGÈBRE
(2): c’est une arithmétique qui sert à ré-
(x) Algébre, du mot arabe GEBR, avec l’article AI, Le Gcbr, c'est-à-dire, ce qui est difficile a entendre;
soudre des questions générales au moyen de signes généraux.
On a choisi pour ce calcul les lettres de l'alphabet, qui n'ayant, par elles - mêmes, aucune valeur numérique, sont, comme nous venons de le voir, susceptibles de représenter toutes sortes de quantités,
Lorsqu’au moyen de ces signes généraux on a résolu une question générale, la formule, qui en est le résultat , mène, en quelque sorte, tout d’un coup à la solution de toutes les questions particulières qu’on peut concevoir renfermées dans la question générale. Il ne sagit, pour cela, que de substi-
langage inintelligible, ou non entendu; au méme sens que l’on dit communément : c’est de l'algébre.
Le mot GEBR, GABR fut appliqué aux Guébres, parce qu’ils priaient en marmotant; et de là on a appelé Guebrique tout langage inintelligible. Ce mot est usité dans le ci-devant Languedoc , et répond au Gibberisch des anglais. Il convenait surtout au langage guttural, plus abondant en sons ga, ge, gab, gebr, dans lesquels le gosier joue le plus grand rôle. (Le prof. CHAVANNES. )
L'igre
tuer aux Caractères généraux de la formule les valeurs numériques particulières qui leur sont attribuées par la question particulière, et d'effectuer les opérations, qui ne sont, au fond, qu’indiquées dans la formule, quoiqu’elles y soient réduites au plus petit nombre possible. |
C’est là, sans doute, un avantage de l'algèbre. Elle en a d’autres encore, que je pourrais peut-être indiquer dès à présent à mes lecteurs ; mais ce qu'ils viennent de voir suffira, non-seulement pour leur faire comprendre comment on peut calculer avec des lettres ; mais encore pour leur donner l’envie d'en connaître mieux la manière. Et c’est tout ce qu'il faut pour aller en avant; car les inventeurs de l'algèbre ne purent point non plus apprécier d’entrée toute lutilité de l'édifice dont ils jetaient les fondemens,
FREN;
Lausanne, le 8 Janvier 1799,
(COMOTS