CHAPITRE IV. DES PHÉNOMEVES U SIIVRI X
Parmi les onze éléments qui entrent dans ce tableau, dix marchent dans le même onlre; il.s auiçinentent ou diminuent de valeur, en passant de l un à l aiitre solstice. L’u seul ne paraît pas suivre celte loi; sa marche même est assez irréj^ulière, c’est celle du baromètre. D après les 25 années d observations dont nous présentons les résultats', la hauteur barométrique atteignait son maximum en décembre et son minimum pendant le mois précédent, c'està-dire, en noAembre.
Les éléments dont les valeurs croissent du solstice d'hiver jusqu'au solstice d’été, pour décroître ensuite, sont la sérénité du ciel, le thermomètre centigrade, la timsion de la vapeur, la pluie, les jours de tonnerre et la durée des jours, qui e.st l'élément véritablement inlluent sur ces différentes mutations.
Les éléments dont les valeurs diminuent au contraire en passant du solstice d’hiver au solstice d'été, ont été les jours entièrement sans nuages comme les jours entièrement couverts, 1 hygromètre de Saussure, le psychromèlre d'Augnst et l'intensité du vent.
Arcs-cn-cicl, halos, anlhrlics, parhcHcs. — L’arc-en-ciel ne se forme guère que dans certaines conditions, ipii supposent le spectateur placé entre le soleil et la pluie, dans une direction propre à voir la décomposition de la lumière dans les gouttes d'eau plus ou moins éloignées. Quelquefois l’arc-en-ciel est double, ses courbures sont concentriques et dans des positions de couleurs opposées l'une à l autre. Ce phénomène étant une conséquence nécessaire de la chute de la pluie et de réclairemcnt du soleil, pour une position
* î.^s éléments sont géiiéralcineul donnés, pour les années, depuis just[u*en 1857; eepondanl }M)ur l'hygromètre, le psychromèlre, rinlensilé du vent et la sérénité tlu ciel, les ül>servatioiis ont roniinciicé généralement vers 18i2ct se sont prolongées jusqu'en 1857.
HÉTÉOROLOGIE. LIVRE II.
(lonm'îo ilii spcclalciir, il n'a point été 1 objet d annotations régulières, et cepoiulanl, il méritait cette attention, à raison de sa spécialité.
On n’a guère tenu compte que des arcs-en-ciel qui se présentaient sous une forme double , ou avec quelques accessoires qui pouvaient exciter l attention du spectateur.
Quant aux anlhclies, aux jHirlwUcs et aux halos, pour ne point confondre ces phénomènes, je les définirai en faisant u.sage des mêmes termes que Jl. Kœmtz emploie dans son ouvrage qui est entre les mains de tous les observateurs '. «Quand la lumière qui vient des astres tombe sur des vapeurs condensées à l état vésiculaire ou en particules glacées, alors elle éprouve diverses moditications, et il en résulte des phénomènes connus sous le nom de couronnes et de halos. Ordinairement on désigne par ces deux nom.s deux phénomènes fort dilférents par leur aspect et par leur origine. Quand le ciel est couvert de légers nuages, on voit souvent un cercle coloré, où domine le rouge, entourer la lune ou le soleil; son diamètre ne comprend que quelques degrés; d'autres fois on observe plusieurs anneaux concentriques du môme genre, séparés par des intervalle.s où domine le vert : nous désignerons ces anneaux sous le nom de couronnes (Lichthranz ou kranz, ail.); quelques auteurs les nomment petits halos. Je range aussi parmi les couronnes ce phénomène où, l'ombre de l observateur tombant sur un nuage, sa tète paraît entourée d’une auréole ou de cercles colorés. Dans la description du Itigi , le géographe Keller désigne ce phénomène sous le nom de ISebelbild (image de brouillard) , qu il porte dans les .\lpes. Sur le Brockeii , on le nomme le spectre du Brocken [lirockengcspensl) ; (pielquefois on l'appelle gloire : nous le nommerons anthelie
1 La Iraüuclîoii est n*llc donnée par M. (’Ji. Martin», avec un apjK'iulire Je M. L. l.alaiiiie. j>. édit. Pari». 18^5.