‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 14 sur 211 · Partie poxiiec · texte numérisé non relu

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Dans leurs différents écarts de la moyenne, les températures ou observées, ou proportionnel tes, suivent une loi qui est à peu près exactement la même que celle des températures calculées. Cependant la similitude entre les nombres laisse à désirer vers la limite des plus grands écarts négatifs. On reconnaît, dans les nombres observés, rinfluencc d'une cause peu énergique, il est vrai, qui empêche la température de descendre aussi bas qu elle devrait le faire, si les causes accidentelles qui produisent les variations ibermométriques agissaient également en plus et en moins. Cette tendance commence à se manifester.dès que le mercure descend au-dessous de la moyenne de plus de i à 5 degiés; ceci est surtout sensible pour les mois de juillet, août, septembre. Le contraire a lieu pendant les trois mois de décembre, janvier et février; les forces qui tendent à faire descendre les températures sont plus marquées à ces époques.

Dans le même mémoire sur les variations périodiques et non périodiques de la température, j’ai donné deu.x formules ; l’une relative aux variations des températures diurnes en janvier, février et décembre, et l'autre concernant les variations de mars, avril et novembre. Les nombres calculés reproduisent également les nombres observés avec une grande fidélité , si l'on a surtout égard au peu d’années d’observations employées pour constater un phénomène aussi complexe. On pourra voir des détails nombreux donnés sur le même sujet et spécialement sur le calcul des formules destinées à représenter les probabilités des événements, dans l'ouvrage Lettres sur la théorie des probabilités, etc., Bru.xelles, 1 vol. in-S", chez Ilayoz, 1810. On verra que cette théorie des probabilités et que les déductions qu'on peut en tirer ne s'appliquent pas seulement aux phénomènes météorologiques, mais encore à la taille, à la force, à la cri-

VETEOROI.OGIE . LIVRE I.

minalilé et aux différentes propriétés de l’hoinme et de la nature en général, soumise à des causes constantes et môme lentement variables.

Il est une partie extrêmement intéressante des sciences (I observation et particulièrement de celles ipii appartiennent aux recherches de l’astronomie, de la météorologie et de la physiipie du globe : elle ne présente pas seulement le plus |)arfait accord avec les principes généraux des sciences positives, mais elle offre encore les relations les plus intimes avec les résultats qu’on déduit do ces sciences.

Nous venons de voir ipie la tenqiérature de chaque jour de l’année varie dans des limites plus ou moins larges : la variation en hiver est plus forte qu en été et surtout plus (pi'au commencement de rautoinne. Les résultats quon réunit chaipie jour diffèrent entre eux, non jKis arbitrairement, comme on pourrait le croire au premier abord, mais progressivement en diminuant en |)lus et en moins ; ils se rattachent en (}uelqiie sorte à un centre commun. C’est à tel point (jue si les observations étaient suffisamment nombreu.ses et si toutes les causes de variation, soit en plus, soit en moins, étaient égales entre elles, la série des nombres de droite qui expriment les erreurs positives serait identiquement égale à la série des nombres de gauche qui expriment les valeurs négatives, et ils prouveraient que l expérience se trouve parfaitement d accord avec la théorie.

Si cette égalité ne se présente pas tout à fait ici, c’est surtout parce que le nombre des années d’observation n’est pas encore suffisamment grand; d ailleurs il faut tenir compte aussi des imperfections des instrumentset surtout des irrégularités (pi on remanpie dans (juehpies lois de la nature dont on ne connaît pas encore pleinement les effets. Il est des causes par exemple qui font descendre la tem[)érature audessous de la moyenne jilus (ju’elles ne l élèvent au-dessus.

CHAIMTRK I. DE LA CHALEIR.

On trouve, du reste, à peu près égalité entre leç causes perturbatrices de la clialcur ]>endant les cinq mois , depuis mai jusqu’en octobre. Les nombres observés se succèdent des deux côtés de la moyenne d'une manière syinétri(|ue,etdans un ordre qu’il est facile de calculer d’avance

Ce résultat est très curieux et en môme temps très important. Le mathématicien qui s’occu|)e de ces recherche^ nesl pas seulement à même d'obtenir, par le calcul, les nombres que donne l’expérience, mais il en déduit encore l écart probable auquel on est exposé chatpie jour en prenant, au lieu de la valeur véritable qu’on devrait obtenir, celle (pi on trouve par suite des erreurs qui proviennent de l observateur, de la défectuosité de son instrument et des causes variables qui régnent dans l atmosplière.

Siqiposons, ]tar exemple, que la température moyenne du 1*' janvier, soit2"ol, bien ((ue cette valeur n’ait^ieulétre pas été observée une seule fois pendant le cours de vingt ans. I.es écarts par rapport à celte moyenne ont été sensibles, (’t l’écart probable, sélève à .‘J"l(i, cest-à-dire (pie la température du premier jour de l an, à Hruxclles, est assez peu stable pour qu’on puisse parier i contre 1 , (|uc la valeur (juon observera prochainement sera supérieure à î)"07, ou inférieure à — 0"G.’i.

Cette température moyenne elle-même, de S^îil . (|iie nous considérons comme normale, n'est pas siiflisamnu'nl bien déterminée par vingt années d ob.servations; elle peut devoir être modiliée par des ob.servations ult('*ricures, mais nous pouvons calculer dès à présent dans quelles limites se trouvera la correction : l erreiir probable est de 0"70. Pour distinguer cet t'îcart du précédent, nous le nommerons l'errcHr probable ih la température du jour; et il ne faudra pas le confondre avec l'ccari probable de la température de ce même jour, qui est de 3°1 6, cçmme nous venons de le dire.

MÏTÉOROIOCIE UVRE I .

l’oiir ce qui conccrru* 1 erreur probable de la tem|)éraliire de chaque mois, nous lavons calcul('>e d’après les mêmes princi|)es que l'errewr probable de la température de chaque jour, en regardanl la tenqK'raturc d’un mois comme le résultat direct d une stnde observation. La distinction est la même pour Vécart probable d’un mois et I crrcHr probable de ce mois.

En admettant ce qui précède, on comprendra mieux les résidtats donnés dans le tableau suivant

Erreur probable el écart probable de la température.

Ecart

Erreur

Ecart

Erreur

Rapport de reireur

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d'uu jour

d'un Jour

d'un moia

d'UD moiH

probable du jour

en g<ènérat.

moyen.

en gèné>ral-

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et (lu mois.

.laiivîiT. .

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