‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 141 sur 211 · CHAPITRE II. DE I. AIR · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DE I. AIR

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Nous nous proposons princi])alcmonl de considérer, dans ce troisième livre, les phènomèines qui appartiennent aux différentes provinces de la Belgique et les observations qui y ont été faites en concordance avec les nôtres, .^lalgré le peu d étendue que présente le royaume, il est cependant un grand nondire de stations dont nous devrons nous abstenir de parler, parce qu’on n a point eu l occasion de multiplier suffisamment les recherches, malgré la bienveillance que nous avons trouvée chez les observateurs, il est ensuite des travaux auxquels on a pris moins de part, vu les dilficultés de les obtenir avec une exactitude suffisante. Ainsi, l'état des vents à différentes hauteurs, cl plus spécialement la rotation des vents dont on doit plus spécialement la connaissance à M. Dove, de Berlin ; ainsi l'hygrométrie et ses applications, l'état d'électricité de l'air et plusieurs autres recherches ont rencontré moins d'observateurs. Cependant la faculté de comparer plus facilement des observations, faites avec soin, avec des instruments comparables et d'après des méthodes uniformes; la possibilité de comparer les observateurs entre eux et de s'entendre, a permis d apporter, dans tous ces travaux, une uniformité qui est d un grand prix pour l'usage que nous avions à en faire.

MÉTÉonoiOGIE. I.IVRE III.

Cn.^piTRE 111. — Des vents.

L’appréciation de la direction et de la force des vents est une des parties les plus difficiles de la météorologie, quand on a.spire surtout à l'e.vactitude (piexige la sc'ience. Pour la force absolue des vents , il est peu de lieux d’observation où l’on puisse espérer l'obtenir avec quclipie certitude; nous devons en con.st'qucnce nous borner, dans nos comparaisons, à prendre nos résultats plutôt sur les directions, hormis cependant pour les cas exceptionnels ijui appartiennent plutôt aux orages et à des circonstances spéciales de l'atmosphère.

Pour ce qui concerne la direction des vents, il se présente également des difficultés ; il devient généralement difficile de bien connaître la direction réelle dont il faut tenir compte. Les observateurs emploient, en effet, dans leurs appréciations, deux moyens qui peuvent donner des résultats très différents ; l'usage des girouettes et des anémomètres ne donne en général l’appréciation des vents que dans la partie inférieure de 1 atmosphère, ipii peut être dans un état bien différent de la partie supérieure pour laquelle on ne consulte que la marche des nuages. La direction mémo des nuages peut donner des indications bien différentes, selon que I on consulte les nuages les plus bas ou ceux qu on remarque dans les parties élevées de l’atmosphère. On peut indiquer ainsi, au môme instant, deux à trois vents différents, selon ijue l'on consulte 1 anémomètre ou les nuages; et, dans cette dernière circonstance, il faut encore marquer soigneusement si l'on consulte les nuages plus ou moins élevés, plus ou moins déviés dans leur marche.

CIlAriTRE III. DES VENTS.

Quand on sc .sert de l'indication des nuages, il liUit désigner au moins approximaliveinenl leur hauteur : or, on ne peut guère y parvenir que par des moyens auxiliaires, car renqiloi des instruments est généralement impossible. Le moyen le plus simple est la configuration des nuages, qui donne la méthode la plus sûre de connaître approximativement lélément de calcul que I on cherche. La distinction établie par Howard est précieuse à cet égard ; on peut encore employer avec succès, dans un pays découvert, la vitesse de l’ombre d'un nuage qu'on estime comme égale à la vitesse du nuage même.

On doit à .M. Kickx père une série d'observations météorologiipies faites depuis le commencement de ce siècle jusque vers 1822 ; il en a eon.signé les résultats dans le mémoire sur la gcograqliie pln/siiiue du Brabant, qui a paru dans le tome III des Mémoires de l'Aeadémie royale de Bruxelles. Ce sont à peu près les premières recherches un |)eu exactes que l'on ait faites dans notre pays sur ce sujet intéressant. D après ce savant, c’est le vent de SO qui domine à Bruxelles ; il y règne, année commune, pendant 1 66 jours ; ceux de I ouest au nord, pendant 84 jours; ceux du nord à 1 ouest, pondant 92 jours; et ceux de 1 est au sud pendant 23 jours seulement.

M. Kickx ne mentionne pas les moyens de mesure qu’il employait pour reconnaître les hauteurs ; nous croyons qu'il se servait de deux méthodes, mais en recourant de préférence au mouvement de l oinbre des nuages.

Nous réduirons ces nombres proportionnellement , de manière que leur somme soit égale à 1000, afin de pouvoir établir avec plus de facilité des comparaisons entre les résultats donnés par nos deu.x séries d observations.

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