CHAPITRE III. DES VE.NTS
manque justement à celte jiartie opposée du ciel. Cette différence bien marquée mérite une considération toute .spéciale et montre assez la nécessite d’indiquer si l'on observe l'anémomètre ou les nuages: ce qui généralement est bien différent, nous devons le répéter. Voyez page 82.
Le courant desventSiNE se soutient pendant toute l’année, mais avec une intensité bien moindre que le courant des vents SO. Ils s’accordent du reste à présenter à peu près les mêmes caractères distinctifs.
Ainsi, les vents SO sont jilus ou moins pluvieux cl humides.
Ceux d'E et de NE sont .secs en été et froids on hiver. Celui d E, dont le principal caractère est la sécheresse, rend l'air très pur et très vif.
Celui d’ESE chaud, vif et sec, est assez rare.
Le vent du S est humide et assez chaud, mais il est très rigoureux en hiver.
Le vent du nord est d un froid jilus humide que sec ; celui du NO amène uu froid humide, les neiges fondues et les giboulées.
M. Kickx a donné un aperçu des vents quant à leur force, .>;ans indiquer cependant comment il a établi ses évaluations, (jui ne s’accordent pas tout à fait avec celles que nous avons reconnues nous-mêmes.
« Il est impossible, ajoute .M. Kickx, de soumettre au calcul rigoureux l'inlensilé des vents dans les diverses périodes de l’année; mais afin d établir quelques points comparables, je nommerai vent ordinaire celui qui souille , pendant la majeure partie de Tannée, avec une force qui peut être évaluée de deux à trois lieues par heure ; vent fort celui qui fait cinq à six lieues par heure et qui, dans notre province, ne souille guère moins d’un quart de Tannée; vent violent, lorsqu’il fait huit à neuf lieues par heure et ne se soutient
MÉTÊOnOLOCIE , LIVIIE III.
3ifi
qu’un ou deux jours de suite. Enfin j’appellerai ouragan le vent qui fait au moins doii/.c lieues [lar heure, qui abat des tuiles, des cheuiinées, casse de fortes branches d’arbre et mOme les déracine. »