OE
17, 4 juillet.
Levde
Genève
Francfort S.,'M. .
Harlem
Maestricht ....
Vienne
Bruxelles
Londres
Paris
Plymoulh
Turin
août.
Padouc
Pèking
29,1 Juin.
Washington . . .
2r>,6juillet.
Milan
Venise ......
ConsUDtinople . .
Marseille
Bologne
fl
Madrid
Florence
Rome
Naples
24,5 août.
Lisbonne
22, 3 juillet.
Païenne
10,7 Rt.;
24,6 août.
Alger
(14,5) mars ^24, 7 août.
CRAPITRB I, DI LA CBAIECR DD GLOBE.
D’après le tableau assez étendu d’où nous lirons les nombres précédents, le lieu qui a donné la température annuelle la plus basse est l île Melville ; elle était de — 18“,7. Le mois le plus froid, celui de février, était de — 3a°,8 ; tandis que juillet, le mois le plus chaud, donnait 5*‘,8. D’une autre part, la température annuelle la plus élevée a été observée à Macaraybo, ville de l’Amérique méridionale, province de Venezuela à 1 0 degrés de latitude sud ; elle était de 29° . la température mensuelle oscillait entre 27°, 3 et 30°, 5. Les deux températures annuelles extrêmes étaient donc de 29° et — 1 8°, 7 : ce qui donne 47°,7 de distance entre les points maximum et minimum, et la moyenne de ces deux températures était 5°,15.
On croyait autrefois que les plus fortes températures se faisaient sentir sous l'équateur et qu’en s'éloignant de cette ligne pour se rapprocher des deux pôles, elles allaient en s'abaissant, de sorte qu'aux pôles mômes, on devait éprouver le plus grand froid. On a reconnu depuis que ces résultats ne sont qu’approximatifs et que les températures sont soumises à des causes plus complexes qu’on ne le croit vulgairement. Ainsi l'observation fait reconnaître que le pôle nord n’est pas véritablement le point le plus froid de notre hémisphère ; on voit qu’il existe deux pôles froids dans son voisinage et que les lignes de températures égales s’en éloignent en se rapprochant de réquateur, mais d’une manière assez inégale : ainsi les courbes de la température moyenne de l’été ne ressemblent en rien aux courbes de la température moyenne de l’hiver. Les nombreuses observations que nous avons aujourd'hui montrent, de plus, que les pôles des températures ne restent pas les mômes ; ils se déplacent successivement. On reconnaît aussi deux pôles dans l'hémisphère austral : en sorte qu’il y aurait véritablement deux axes des températures du
MÉTÉOROLOGIE. UTSE IV.
globe, qui par la suite des temps se déplacent peu à peu Ici se présente un problème intéressant pour la physique du globe : le déplacement successifdes axes doit se faire d'après certaines causes, dont la détermination forme un des points les plus importants de cette belle science, qui en est encore à ses commencements. Le motif de ce déplacement tient à des circonstances étrangères à notre globe, ou à la constitution même de la terre. Doit-on admettre, par exemple, que le globe n’est pas une masse durcie, mais que sa surface seule a pris de la consistance et que l’intérieur est encore dans un état plus on moins liquide. Les conjectures peuvent varier de bien des manières à cet égard : Mais pour nous expliquer au moins les phénomènes les plus importants, nous croirons volontiers que la surface seule de notre globe a pris de la solidité et que l'intérieur est encore dans une forme plus ou moins liquide. La couche solidifiée n’est pas d’égale consistance dans toutes ses parties; elle ne l'est guère que dans l’épaisseur de quelques lieues ; dans plusieurs parties même des ouvertures sont restées, à travers lesquelles les substances liquides de l’intérieur se projettent parfois sous formes terreuses ou aqueuses, et produisent
• Différenlf» cau«« penvent porter h ne pa» appliquer trop imméitialement aux propriétés du globe les lois qui déterminent les probabilités; nous ne saxons pas asset si la terre est solide dans toute son étendue. Quand ou compare, par exemple, deux pays, et que la comparaison se fait relativement aux populations, le calcul des probabilités dit que les resu/fatr sont pro~ j}Qr(tonneft aujr racinés carrées des populations, comme aussi amx racines carrées des nombres d'années sur lesquels on opère. On établit ainsi une sorte de similitude entre les temps et rétenduedes populations : peut-être pourrait-on élever quelque doute sur une pareille similitude. Par exemple, en supposant que la population française fût meme neuf fois aussi forte que celle de la Belgique, les résultats d*une année seraient pour l'exactitude comme 1 à 5 ; et le rapport serait le même aussi que celui qu'on obtiendrait, si l'on demandait de faxte la comparaison sous le rapport des temps. Il faudrait avoir observé pendant neuf ans en Belgique et pendant une année en France.