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;18 MKTlioBOloiilK. I.IVHE I.
D après ces trente années d'observations barométriques (le 1 833 à i 862, le maximum absolu s'est présenté en février ; Il a été de 778““"70, à peu près le même qu’en janvier. Celte valeur a diminué ensuite de mois en mois jusqu’en juin, oii elle n’était plus que 768'“”1 3 ; puis sa valeur a pris des accrois-sements nouveaux jusrju'en janvier. Un terme cependant fait exception à cette loi ; c’est celui de novembre qui semblerait devoir ('tre plus fort.
Quant au minimum absolu, on le trouve en janvier, mois qui donne à peu près exactement la même valeur maximum que le mois voisin de février. Les minima vont en augmentant d'un mois au suivant, depuis janvier jus- (pi’en juillet, pour décroître ensuite jusqu’en janvier.
De là résulte qu’en faisant successivement la différence 4^ des valeurs maxinia et minima pour chaque mois de l’année, on doit trouver entre elles une di.ssemblance asstîz marquée, puisque ce sont les mois d hiver qui donnent les hauteurs les j)lus grandes et les plus |►etites, taudis que le contraire a lieu jKmrles mois d’été.
La différence lapins forte a lieu en janvier ; elle est en effet différence des deux nombres extrêmes 778“”67 — 724““I3 qu’a présentés ce mois, pendant l’intervalle des trente années de 1833 à 1862.
La différence diminue jusqu en juillet qui donne 2!)““02 7(J8mm50 — 739°‘"48 : La première diffénmee (î.st à peu près double de la seconde. Cest donc bien évidemment en hi\erque se présentent les plus fortes variations barométri((ues, et c’est en été que ces variations sont les plus faibles. On peut voir la marche des nombres dans la dernmre colonne du tableau que nous présentons ci-dessus, page 3o. La courbe des variations barométriques serait très régulière, si les trois mois de la 6n de l’été et du commencement de l’automne ne faisaient une espèce d’exception,
CHAI’ITHK II. IIK LAIK.
iiî)
en nionlraiit le Iwroniètrtî élevé en qiiel(|iie sorte à un centimètre au-dessus de sa hauteur, si elle était en concordance avec celle des autres mois de Tannée.
tHff^reitce du maximum am mimimum de I0 rariation har9m>‘lri^Mr anaarlU.
•\près avoir jeté un coup d'œil rapide sur les hauteurs extrêmes du haromètre, e.'caminons attentivement la marche annuelle de l'instrument, qui semble très irrégulière pour les différents mois; elle montre que ses mouvements sont occasionnés par d’autres causes encore (pie celle des variations de température des diverses saisons. (Voyiez le dernier tableau numérique qui précède, page üü).
On remarquera d’abord deux minima assez fortement accusés et distants entre eux de six à sept mois : ils arrivent pendant le printemps et pendant l'automne, qui sont des éptMiues très remarquables. C'est alors , en effet , que se présentent dans nos climats les grands mouvements atmosphériques, désignés sous le nom de coups de vent, do giboulées, etc. Selon la première ou la seconde époque, Tair afflue vers nos climats ou s'en éloigne pour former, dans l’hémisphère austral ou boréal, un air plus ou moins élevé, plus ou moins agité selon les .saisons, et c'est pendant ce passage rapide , accompagné de giboulées , que l’atmosphère vivement agitée éprouve une pression bcau-
(iO MÉTÉORÜl.OfilK. UVRE I.
coup moins régulière. Nous nous abstiendrons d’en parler ])Our le moment; nous aurons des occasions plus directes pour y revenir ; nous nous contenterons de faire connaîtixî que, quoique la partie infôrieure de notre atmosphère nous paraisse d’une hauteur de seize à vingt lieues, nous sommes loin de supposer cependant que toute la masse se trouve en mouvement continuel par suite des variations des températures inférieures. Ces variations causées par 1a durée plus ou moins longue des saisons, et par les différences des températures et l'inégale longueur des jours, produisent des agitations atmosphériques beaucoup plus élevées en été (jucn hiver ; mais elles ne s'élèvent guère dans la première saison à plus de six à huit lieues; et, dans la seconde à la moitié de cette hauteur. La partie la plus élevée est relativement dans un état immobile : c’est dailleurs ce que prouvent suffisamment les études dont nous aurons occasion de parler plus tard.
Nous croyons devoir faire remarquer ce|icndant (pie le mois d’août parait faire une anomalie entre les deu.x mois voisins de juillet et de septembre ; sa temjiératurc vers celte époque est sujette à des variations remarquables qui semblent se propager également dans ses autres éléments météorologiques : nous en dirons autant pour les deux premiers mois de l’année. Toutefois les causes des variations barométriques dont nous venons de [larler agissent d’une manière si irrégulière , qu on ne peut guère en reconnaître les effets qu’en les étudiant pendant un temps assez long. Les périodes décennales que nous avons adoptées sont à peine suffisantes pour en faire apprécier la nature.
.Mesures barométriques diurnes. — La variation diurne, considérée d'une manière générale, n’est pas la môme pendant les différents mois d(î Tannée ; on reconnaît sans peine que les maxima et les minima suivent une marche
CHAriTIŒ U. IIE LAIR.
parfaitoincnt en harmonie avec la variation des saisons ; on pourra en juger par le tableau numérique suivant. La figure qui le précède rend sensible le langage des nombres qu’il renferme.
VttrUilUmt dlMrmt» dm baromètre.
Variations horaires du baromètre pendant les diflérents mois. 1842 à 1847
MOIS
Minuit.
Midi.
Ol.
Sh.
mof.
mm
mm
mm
mm
mm
mm
mm
mm
mm
mm
mm
mm
mm
Janv. .
Fct. .
Man. .
Avril. .
Mai. .
Juin. •
ri5,7
Juin. .
Août. .
Sept. .
Octob.
Nov. ,
T)éc. .
7oo,o