‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 33 sur 211 · CHAPITRE III. DU ATM · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. DU ATM

pendant tout le cours de l’année est celui de l’OSO, tirant vers le SO ; il en a été de même pour les couches siipiirieures l’atmosphère que les regards de l'observateur peuvent seuls explorer.

En s’éloignant do ce maximum bien prononcé, les nombres vont en diminuant. Si nous considérons d’abord les indications inférieures de l’atmosphère, données par l’anémomètre, les observations diminuent en passant, d’un côté, jiis(|u’au SE, et, de l’autre, jusqu’au N : on y trouve les nombres 1 liiG et 1007, bien différents du maximum 7434. I,cs nombres croissent légèrement ensuite des deux côtés pour arriver au second maximum 2473, qui les sépare également. Les deux maxima sont donc également distants; et les minima viennent se placer entre eux d’une manière symétrique: 1 1 2 ' ' j les séparent chacun du plus fort maximum, et 07°' j seulement du maximum secondaire.

Si nous considérons ensuite les indications supérieures de 1 atmosphère où la vue seule peut atteindre, nous obtenons des résultats à peu prè^ semblables. Le maximum principal et le maximum secondaire, placés aux points du ciel OSO et ENE, sont également distants dans le ciel et aux extrémités d’un même diamètre : les deux points minima sont symétriquement placés des deux côtés, comme nous l avons vu |iour l’anémomètre. En réduisant les nombres à 1000, les deux maxima pour l’observation des régions supérieures sont 180 et 43, et les doux minima sont 16 et 37. Pour l inslrument d Osler, les nombres analogues sont 1 71 et 37 pour les deux maxima; pour les deux minima, on a 27 et 23 ; La distribution des vents est donc bien marquée. Les valeurs toutefois ne sont point uniformes ; bien qu’on puisse facilement comprendre la loi à laquelle ils sont assujettis, il faudra de nouvelles observations encore pour que ces curieux résultats puissent être déduits de l’observation

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(l’une manière sûre. On reconnaît cependant sans |)oine (|u'en se raj)prochant de la terre, les lois observées dans les couches supérieures sont mieux marquéc's que dans les couches inférieures, où les ondes atmosphériques sont plus gênées dans leur marche près de la surface de la terre quelles doivent raser de plus près.

Passons maintenant à une autre particularité qui mérite l altention des observateurs. iNous avons déjà vu, au commencement de ce chapitre, quelques résultats intéressants en comparant les observations faites sur les courants d air, soit dans la partie supérieure où nos regards seuls peuvent pénétrer, soit dans la partie inférieure de l'atmosphère où sont placés nos anémomètres. Nous avons n^connu que, dans la |)artie inférieure du ciel tournée vers le sud, il y a une faible déviation entre la direction des vents supérieurs et la direction des vents inférieurs. Cette déviation est telle, d'après les vingt années d’observation citées plus haut, que, dans la jiartic sud de l'atmosphère, les vents supérieurs dévient des vents inférieurs d environ 20 à 40 degrés d'un côté dans la région du sud, et du môme angle, mais opposé, dans la région du nord. C’est ce qu'on pourra voir par le tableau suivant.

Cette déviation peut s’expliquer jusqu’à un certain point si l’on comsidère que, dans les transports de l’air du sud vers le nord, le passage ne se fait pas avec la môme facilité, dans les couches d air inférieur, pendant que le soleil se trouve ou bien au-dessus ou bien au-dessous de l’équateur.

Le transport successif des masses d air de l’hémisphère nord vers l'hémisphère sud ou vicc-versû, selon l’un ou l’autre équinoxe, doit en effet causer, d’après notre manière de voir, des hauteurs inégales d’air agité, après les deux équinoxes dans les deux hémisphères opposés du globe, et contribuer ainsi aux deux inégalités que nous signalons.

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