‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 36 sur 211 · CHAI'ITKK III. 1)1 VENT · texte numérisé non relu

CHAI'ITKK III. 1)1 VENT

pour chacpie région du ciel, eu commençant par le NNE et en finissant par le SE, de la manière, suivante :

Vents. >faximum. Mlnliuuiii.

NNK fl .N, « 0 hriirfs le soir. à 8 Ihmihs le inaliii.

\NO et NO, à i » , â ” «

UNO el O, à r> « . à 5 H

OSO el SO, à 9 heures le matin, à 1» heures le soir.

SSO et S. à 7 » , à h »

SSE et SE, à 3 « . à 5 »■

Les vents ESE el E, ENE et NE qui complètent le cycle, ne semblent pas avoir celte préfénmce marquée que nous nous bornerons à indiquer ici.

Nous avons fait connaître précédemment l'intensité du vent selon les mois el les heures du jour ; il pouvait être intéressant de connaître, comme partie complémentaire, quelle est l inlensité du vent selon les régions du ciel et les heures du jour. Il est remarquable, par exemple, qu»? ce soit avant midi que le.s vents d'OSO et SO, (}ui sont les plus fréquents à Hnixelles, aient au.ssi le plus d'activité.

ael, d'après l'anémomètre (1842 à 1846 inclus).

ik. 1.

(kk.i.

•• fjit U«alir» •

lit

UΑJ

Ml

toi

le coiitrairf.

tOO MÉTÉOROLOCIS. LIVRE I.

Le sens de rotation des vents, qui est le même que celui de la marche du soleil autour de l’horizon, présente un argument en faveur de la théorie de Dove concernant le changement des vents , sous l’influence de deux courants opposés et parallèles. 11 faut concevoir, en effet, que les courants des vents SO et des vents NE, qui régnent dans l’intérieur du continent , marchent côte à côte avec des intensités inégales. De cette opposition de forces, naît une résultante qui, dans l'espace de 24 heures, tourne autour de I horizon dans le sens du soleil si le déplacement du courant d’Est se fait vers l’occident; et, en cas contraire, dans un sens rétrograde.

Superposition des courants. — En discutant les séries des observations faites daprès l’anémomètre, d'une part, et d’après la marche des nuages inférieurs^ de l’autre, nous avons pu reconnaître que les résultats étaient à peu prés exactement semblables; ce qui porterait à croire que dans les régions inférieures , jusqu’à celles où se forment les nuages les plus bas, les courants dominants sont à peu près les mômes. Mais l’observation prouve qu’il n’en est plus ainsi quand on s’élève davantage.

C est vers le milieu de l’année surtout que la superposition des courants a été observée le plus fréquemment. On pourrait se demander, cependant, si cette fréquence ne serait pas apparente, et si elle ne proviendrait pas, du moins en partie, de ce qu’il y a plus de chances de reconnaître deux courants pendant les jours les plus longs ; il arrive aussi quen hiver, le ciel, plus souvent couvert en totalité par des nuages voisins de la terre, empêche de voir les nuages supérieurs.

Dans les tableaux météorologiques sur la marche des nuages de dilTércnte espèce, il a été tenu compte des courants d’air les plus apparents, quand plusieurs se faisaient

CnAPITKE III. DU VENT.

remarquer à la fois. D'après les observations faites quatre fois par jour, pendant la période décennale de 1 833 à 1 8i2, on a construit le tableau suivant ;

Muls- Norabri! de HU|)^rpoNUioDs

oltit«rvea«.

Janvier, 10

Février 16

Mam H

Avril . * . . 13

Juillet .... 16

Août 39

Septembre 16

Octobre iO

Novembre 27

Décembre 15

Total. 2i5

Quant à la direction ou à l'angle que les nuages fai.saient entre eux, lorsque la superposition a été observée, on a obtenu :

Inclinai ftonii lianf tes dlr«ctioD4.

ü" à 4.r iti à su.

Nombr.

cl. ca* obsorv..,

Total. ... 245

La fréquence augmentait donc à mesure que les courants tendaient davantage à être directement opposés. Ces observations, du reste, sont très difficiles à faire avec toute l'exactitude nécessaire; il est déjà difficile de déterminer 1 angle de direction d’un nuage par rapport à un objet fixe, placé sur terre, même voisin du lieu où I on se trouve, surtout quand les nuages sont très élevés.

102 MKTKOBOI.OCIE. I.1VKE I.

Il se j)resento ici un résiiltal très remarqu.ihie : nous avons vu que cesl au mois de mars et d'octobre que les vents ont réiîiié avec le plus d intensité ; or, il se trouve que c’est aussi en avril et en septembre, les deux mois intimement voisins de mars et de septembre, que le vent a montré le moins d'aclivilé. C'est-à-dire qu(! les vents violents de mars précédaient d'un mois seulement les temps calmes d’av ril ; et au contraire les vents les plus calmes de septembre précédaient d'un mois les vents violents d'octobre.

Nous avons dit que, pendant la durée de la nuit, l'air conserve à peu près le même degré d’agitation, et que le vent s élève vers le lever du soleil; le tableau précédent met ce résultat en évidence pour les différents mois de l année. Ainsi , aux mois de décembre et de janvier, la période pendant laquelle l’intensité croît et décroît successivement, n'est que de 6 à 7 heures, tandis qu elle est de 16 heures pour le mois de juin. On voit que? 1 action .solaire est extrêmement marquée sur les variations diurnes de l’intensité des vents.

En considérant, aux différentes époques de l'année, cette intensité d’une manière générale, on trouve un maximum qui se présente au mois de décembre. Ce maximum se déplace, quand au lieu d’avoir égard aux résultats généraux, on considère une épocpiede la période diurne. Par exemple, depuis 6 heures du soir jusqu’à (1 heures du matin, le maximum pour l intensité du vent s’est présenté, [)Our chaque heure sans exception, aux mois de janvier et de novembre; et, de 10 heures du matin à 4 heures du soir, il est tond)é, sans exception, aux mois de mars et d’octobre. Le minimum s’est maintenu assez invariablement au mois de septembre, en s’éloignant peu des nombres de juin pour la nuit, et de ceux de février pour le milieu du jour. Septembre du reste est exceptionnel sous bien des rapports.

Page 1