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Le rapport moyen est I , iS ; or, ce rapport est considérablement dépassé pendant les mois d’avril, de juin, juillet et août , tandis que le contraire a lieu pendant les mois de janvier, février et mars, et surtout pendant le mois de novembre, où les ciiani'ements de vent dans le sens direct sont très peu fréquents.
Ces particularités s'expliquent, jusqu'à un certain point, par les résultats que nous constaterons bientôt relativement à la rotation du vent. Dans le cas d une rotation, en etfet, le
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vent peut passer successivement par les quatre régions du ciel, et produire quatre changements directs, sans qu’on en ait constaté un seul rétrograde ; or, nous verrons que les rotations dans le sens direct, pendant le printemps et l’été, sont incomparahlement plus nombreuses que les rotations rétrogrades. Pour l'hiver et rautomnc, les nomhre„s sont à peu près les méinc's.
Roiations du vent. — Sur les feuilles de lanéniomètre, on a pris le sud pour point de départ, et, chaipie fois que le vent revenait à ce point, après avoirdécrit une circonférence entière, on comptait une rotation. Si le vent, après s’ètrc écarté du sud, y revenait en rebroussant chemin et sans avoir atteint une amplitude de 300 degrés, on ne notait pas de rotation, ce mouvement étant considéré comme une oscillation partielle. 11 est arrivé que ces oscillations dépassaient 300 degrés ; mais le vent rebroussant alors chemin sans avoir achevé un tour entier, on ne comptait pas de rotation.
Quand la rotation était complète, on la nommait directe, si elle s’opérait du sud par l’ouest, le nord et l'est, ou dans le sens du mouvement diurne sidéral; on l’appelait rétrograde, si elle se faisait dans le .sens oppo.sé. Voici les résultats des cinq années de I84i à 1846 inclusivement.
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UÉTÉOROLOGIE. LIVRE I.
Ce tableau montre que les rotations directes sont beaucoup plus fréquentes que les rotations rétrogrades; on compte annuellement 19 des premières et 6 seulement des secondes ; le rapport est donc comme 3 à 1 environ. La différence porte presque entièrement sur le printemps et 1 été. Pendant cette dernière saison surtout, on n’a compté moyennement qu’une rotation rétrograde par an , tandis qu'on comptait huit rotations directes.
En réunissant les nombres donnés pour I hiver et l’automne, on trouve en cinq années 40 rotations soit directes soit rétrogrades, tandis ipie, pour le printemps et l'été, on en a compté 84, nombre plus que double du premier. Ces résultats s’accordent fort bien avec ceux qui ont été obtenus précédemment sur la permanence des vents; nous y avons vu, en effet, que les changements dans le sens direct v sont plus nombreux que dans le sens rétrograde, surtout pendant les mois de printemps et d’été.
Si l’on a égard à la durée des rotations, on trouve, pour les valeurs extrêmes, que la rotation la plus longue a été de 88 jours, et la rotation la plus courte de 1 heure 13 minutes.
Il est à remarquer que les rotations les plus lentes ont eu lieu pendant les mois de septembre, décembre et avril, et les rotations les plus rapides pendant les mois de juin, juillet et août. Ce dernier ordre est naturellement aussi celui de la fréquence. Si toutes les rotations étaient de même durée, comme on en compte 23 par an ou par 365 jours , la durée moyenne d’une rotation serait do 13 jours environ. En faisant la séparation des saisons, la durée a été de 11 jours pour le printemps et l’été, et de 23 jours pour lautomne et I hiver.
Force des vents eu egard à la direction. — Nous savons déjà que les vents qui soufflent avec le plus de fréquence