Chapitre premier. — De l’hygrométrie
L’air atmosphérique renferme toujours une quantité d’humidité plus ou moins grande qui s’y trouve à l’état de vapeur, et qui s’identifie tellement avec lui qu’on la regarde généralement comme une de ses parties intégrantes. Quelquefois cependant cette vapeur s’en détache sous forme de grêle, de neige, de pluie, do rosée, de brouillard, etc. ; il est donc important de considérer l'humidité sous ses deux formes.
Quand l'humidité .s’identifie en quelque sorte avec l’air atmosphérique, la partie de la science qui s’occupe spécialement de ses propriétés prend le nom d’HYOROMÉTRiE ; c’est l'état stable ou statique des vapeurs, qui peut passer sans peine à l'état dynamique. En considérant l'eau répandue dans notre atmosphère sous ces deux points de vue différents , nous nous occuperons séparément de ses propriétés.
L’humidité joue le plus grand rôle dans les phénomènes de la nature ; sa présence plus ou moins .sensible dans les phénomènes de l’atmosphère, selon les latitudes, les vents, les températures, mérite une attention spéciale, surtout si l'on considère la nature animée et si l’on porte son attention sur les plantes et les animaux. Plusieurs de ces phénomènes appellent notre attention par les effets brillants qu’ils présentent; mais quelquefois aussi la science seule peut
ciiAi’iriiE I. UK k'hvurümétrik. I I ;J
rciiilir OJiupU* des étals de plaisir ou de malaise (ju on éprouve, sans qu’aucune cause sensible se inanifesle aux regards.
L’étal d’humidité de l’air, dont 1 appréciation échappe presque entièrement au vulgaire , mérite cependant a.sscz l’altenlion [)Ouj que I homine des campagnes sache apprécier les bienfaits qu il en retire, et les dangers qu’il peut craindre. .Mais il ne suflit pas d’une appréciation aussi vague pour bien reconnaître les avantages plus ou moins grands, les dangers plus ou moins menaçants ((u’ils produisent. Il est inlére.ssani surtout de connaître comment les lois de la niéUKirologie se lient aux autres phénomènes qui ont la plus grande énergie sur notre existence et sur nos be.'^oins.
Pour estimer l étal d'humidité de l’air, nous a\ons fait usage pendant quinze années d un hygromètre de .Saussure, placé à côté d un thermomètre ordinaire vers la surface .septentrionale do l’Observatoire. On prenait ses indications à 0 heures du matin, à midi, ainsi (pi à i et à 0 heures du soir. Au mois de juin 1 841 , on s’(K;cupa également de reconnaître l’humidité de l’air, en y joignant la tension de la vapeur au moyen d un psycliromrlre d'.^ugust ; et ces observations ont été continuées ju.sipi'à ce jour. On trouvera , dans les deux tableaux suivants, les résultats qui furent successivement obtenus, en faisant la distinction des années
On a fait varier de beaucoiqi la forme et la natui-e des instruments destinés à faire connaître les quantités d'humidités (pie renferme l air. Cette appréciation i>st elfcctivemenl de l utilité la plus grande et présente de nombreuses difficultés; on ne doit donc pas s’étonner (pion ait dû jia.sser |>ar tant de formes difTérenlcs, avant d’arriver à des instruments qui pussent inspirer quelque confiance et exprimer plus ou moins exactement la nature et les (pianlitiis des vapeurs (pie I on croyait n'con naître.
MKTEOROLOGIK. UVHK H.
Mi
Humidité de l'air, par année et par mois, d'après l'hygromètre de Saussure, à raidi (1833-1841).
Année».
Janv.
Kév.
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Juin
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Sept.
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Nov.
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