‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 5 sur 211 · CHAPITRE 1 DE LA CHALEIK · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1 DE LA CHALEIK

la partie reslanlc : on sait que la plus grande hauteur du soleil a lieu le ti juin et qu elle est de tandis qu’en

dik-ernbre, sa valeur ininiinuin, à I heure de midi, n'est que de 27°2t'. Ces différences sont très-sensihles ; car, en été. le soleil n’est pas .seulement à une hauteur très-grande, mais il se trouve encore sur 1 horizon pendant IG heures; tandis qu’en hiver, il ne s’y trouve que pendant 8 heures. C est à cette grande différence d élévation pendant les deux solstices dété et d hiver, en même temps quà la différence de longueur des jours, que I on doit 1 inégalité de température iju on éprouve.

Influence des années el des mois. — D’après des observations continuées pendant trente années, les températures, (icndant les différents mois depuis 1833 jusipi’en 18G2, ont donné 10“23 pour valeur moyenne des maxima et des niinima de chaipie jour : et cette moyenne de trente ans, considérée |)ar période diHiennale, présente à peu près une valeur constante; on a trouvé en effet 1 0"3i, ^ 0”1 1 , 1 ü°29, en prenant les trois moyennes des périodes décennales îles années de 1833 à 18G2.

Quand, au lieu de considérer des périodes décennales, on |irend les \aleurs de chaque année isolément, ces valeurs sont assez différentes; on a effectivement, |X)ur les températures extrêmes, 12“1 el 8"8, données par les deux années la plus chaude el lu plus froide ; la différence est de 3»3.

Si, au lieu de considérer les années, on prend les mois qui les compo.sent. on obtient des différences trè.s-scnsibles. Pendant les trente années, ipii ont servi à nos calculs, le mois le plus chaud a été celui do juillet 1852, sa température moyenne était de 21 ”8, et la température du mois le plus froid était de — 5“2, en janvier 1838. L’intervalle qui les sépare était de 27 degrés : en sorte que le mois maximum

MÉTÉOnOLOGII!. LIVRE I.

surpassait la moyenne 10“23 de H°57, et le minimum était inférieur à cette môme moyenne de 1 5“43. L'écart inférieur de température était donc plus fort tpie l’écart supérieur : la dilTérence était de 3"86.

Ces écarts se remarquent généralement dans les températures annuelles , pour lesquelles les minima ont une marche plus irrégulière que les maxima. On trouve, par exemple, (jue pendant le mois de janvier 1834, la température moyenne a été de 7"9, tandis que la température de janvier 1838 n’était que — 5''2 : ce qui fait, entre les températures moyennes de janvier 1834 et 1838, une différence de 13°1 . En juillet, les températures les plus opposées ont été de 21 ”8 pour 1 852 et de 1 a"4 pour 18 41 ; ce qui fait une différence de G"4 seulement : elle ne forme pas la moitié de celle que nous avons remarquée précédemment pour le mois de janvier.

Nous avons présenté ci-après deux tableaux des températures annuelles, en faisant la distinction de mois; dans l’un, la température moyenne est déduite dos maxima et des minima do chaque jour ; et, dans l aiitri', de la température moyenne de neuf heures du matin. Nous avons cru devoir employer ces deux méthodes qui donnent des valeurs un peu différentes, mais qui permettront de corn parer nos résultats aux tableaux des différentes villes de la Belgiipie. Nous donnerons même, plus loin, une troisième table cpii nous paraît plus exacte, et qui estdérhiite de la moyenne générale des températures prises de deux en ileux heures, nuit et jour, et pendant l’intervalle de 1842 à 18G2.

J avais eu l’occasion d’examiner déjà , pour les vingt années de 1833 à 1852, les variations périodiques et non périodiques de la température, dans le tome XXVlll des Mémoires de l Académie royale do Belgique, qui parut en 1854. Le tableau suivant contient dix années de plus.

aUPITRF. I DE I X CIIAI.EIIl.

mais je crois ii avoir rien à changer dans la formule représentant la niarclie de la température, ni dans les conclusions qu’on en jwut déduire : les résultats obtenus en dernier lieu s’accordent peut être mieux encore avec les valeurs calculées, que ceux qui ont donné lieu aux i)remières comparaisons

* V oici rn elTirl, à rol<? «1rs résultats lirs Imite aimées d'oliservalioii de 185."> à la |H*ri(Mle qiir nous avons ealriilée dans les MrvoiRts ns

ROYALE pour toill*' XWIII.

.Moyenne générale

Teriod**

«le trente ans.

calculée

Janvier ....

Février ....

Mai*s

Mai

.luin

Juillet .

Août

Si’pteiiihre .

Octobre ....

Novembre .

iW-cembre .

l/anné«‘.

I*a foriiiule d'où ces derniers résultats sont déduits est la sui\ante :

Tempéraliire = I0®.i3 — 8® .07 stii. (x -|- 70*15').

St, dans celte formule eElnnneiiient sitn|de, j'avais fait entrer un ou don lenues de plus, les «lilFéreiiees entre les noinlires observés cl les nuiiihres calenlés eussent été rnnsidérahlrnient diminuées.

Mn |M)iirra d'ailleurs mieuv juger des trente années de température., de 1H55 à IHü'î. par un iiiémuire spécial très développé sur ce sujet imp«>rtant. i|ue mon fils fait )>araitre en ce munient dans le tome \\X\ Il des Mf.«uiiiEs he l'acaoi.hie ROYALE DE BCLttigi E. Il a traité avec plus de détails ce i|ui cunceriie les aiioma> lies itèriotiùfHtt et non ftérioditfuet, et dilTérents |Mjints intéressants jdiis sfiécialemenl du «loiiiaine des «‘iences inatliéiiiati<{ues. Il pro)>ose aussi, pour le calcul des variations annuelles, une formule générale plus précise, mais renfermant déni termes de plus. Son travail pt*ut être considéré comme un cuiiiplément mathématique nécessaire au clmpitre qui est présenté ici.

MKTÉOHOI.OOIE UVRE I.

Température moyenne, par mois et par année, déduite des maxima et des mmima de chaque jour.

Atin^A.

Janv.

Murs

Avril.

Mal.

JuiD.

Juilh't.

Sept.

Octob.

Nov.

Oèo.

•Moy.

Mat.

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