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Lavkkë. .
Depuis 1833, la température maximum des trente années (pie nous considérons a été de 34°7 ; elle se trouve annotée le 11) juin 1858. La tenijiérature minimum, au contraire, d’après coque nous avons vu, s'obscrvaille 1 6 janvier 1 838 et s’abais-sait à — 18“8; ce qui fait une dilTc'îrcnce de o3'’o entre Icsdeux tenqiératures extrêmes. Cette dilTérence asse.z sensible n est cependant pas excessive comparativement à celle (pi on trouve dans d autres climats.
Nous avons dit que la temjiérature, dans ce pays, ne s'élève guère à 35 degrés centigrades, et quand cette élévation est dépassée ou mémo atteinte, on cite toujours dos accidents assez graves qui l'accompagnent. Tout récemment encore, un corps milit<tirc qui se transportait dans la Campine, eut le malheur do laisser sur la roule de llasselt, par suite des chaleurs, une douzaine de militaires dont trois ou (piatre furent frappés de mort. Ces chaleurs sont suppor-
MKTÉOROl.OGlE. MVRK I,
lées avec tout autant de fatigue et de gène par les peuples du midi que par les Belges. J’en ai trouvé des exemples assez curieux; je citerai en particnlier celui de Mahmoud Effendi , astronome égyptien qui fit quelque séjour en Belgique, surtout pendant l'été de 1 8o4. Je vis ce savant, pendant une journée où le thermomètre ne dépassait j)oint 30 à 32 degrés centigrades, se plaindre des chaleurs incommodes qui le faisaient souffrir. Il sentait un malaise qu’il n’éprouvait pas dans son pays par des températures de 50 à -32 degrés. Ce malaise sans doute ne provient pas seulement d'une température 'plus élevée qu’accuse le thermomètre, mais d’un air plus épais, d’une atmosphère plus tranquille, et d autres causes qui agissent sur le physique de riiomme. On a tort, en pareille circonstance, de n’avoir égard qu'à la seule action thermométrique. C'était pour tenir compte des températures et d’actions semblables que le célèbre secrétaire de l’Institut de France, ■M. Fourier, avait songé à remplacer, dans de pareilles circonstances, l’action du thermomètre par celle d’un appareil plus compliqué, dans lequel l'action de l’air et des vapeurs se faisait apprécier.
La température de Bruxelles, à l’instant du maximum absolu de janvier qui est généralemtmt le mois le plus froid, ne s'est pas élevée au -dessus de 13°5 pendant les trente années de 1833 à 1802. Cette valeur du maximum absolu augmentait successivement jusqu'au mois d’août ; elle était alors de 34'7, comme nous l’avons vu. Elle diminuait ensuite de mois en mois, pour revenir à sa valeur minimum en janvier.
Le jour maximum était resserré dans des limites plus étroites : sa valeur en janvier a été de 12“1, et elle s’est accrue successivement jusrju’en juillet où elle était 27'6; puis elle est revenue par des décroissements successifs à la limite inférieure de janvier.
aiAI’lIRE I. Dt LA CIIALEIK. I .'{
Quant au mois maximum, les limites des valeurs étaient naturellement plus resserrées encore que pour le jour ou jHJiir l instant du maximum. C’est le mois de février qui, dans scs valeurs les plus élevées (r)“3) est resté au-dessous de chacun des antres mois do l’année. Ainsi, les deux mois voisins, janvier et mars, se sont élevés, le j)remier à 7°9 et le second à Ü“2. l.a valeur allait croi.ssani de mois en mois, jusqu’en juillet où elle devenait de 21 “8, pour décroître ensuite successivement jusqu’en février.
Nous avons eu déjà 1 ot:casion de reconnaître quelle est la valeur moyenne des leuq)ératures de trente années. Les valeurs extrêmes sont res|)ectivement 2"2 et 18“3, poulies mois de janvier et de juillet.
Le même mois de janvier pré.sente le minimum de tem- |)érature, que l'on considère soit le mois minimum, soit le jour minimum, soit enfin 1 instant du minimum absolu. On peut eu dire autant pour le maximum do température, qui arrive également en juillet, que l’on considère le mois, le jour ou l’instant de ce maximum.
Les trois dernières colonnes du tableau préci'-dent renferment des données qui méritent l'attention ;
1“ La première de ces trois colonnes indicpie de combien diffèrent entre eux l instant du maximum absolu et celui du minimum absolu des tcmfiératures observées jwndant trente ans ; ,
2" La deuxième colonne indique de combien diffèrent entre eux le jour maximum et le jour minimum observés pendant trente ans;
3“ La troisième colonne indique de combien diffèrent entre eux le mois maximum et le mois minimum observés [lendaut trente ans.
Nous chercherons maintenant quellea été, de 1 833 à 1 862, la température moyenne de chaque jour de 1 année, d'après
MKîÉOllOLiJtilï. LIVRK I.
les moyennes des Irenlc temi)éi’atiires maxima et des trente leiiipéraliires minima. (Voj/ei le tableau donné ci-après.)
On trouvera d abord (pic le premier d(‘s douze mois en est le plus froid; sa température est de 2" 17 cenliprades. Le tableau nous montre encore que la température depuis le commencement de Tannée continue à baisser: au 10 jan- \ier, elle présente sa valeur minimum; elle n'est à cette épcMjuc (pie de 0°19; puis, elle remonte faiblement jus- (pTaii 21 de ce mois, où décidément elle se relève pour ne plus descendre moyennement au-dcs,sous de 2 deprés. Sa inarcbe pendant le mois suivant, c'est-à-dire du 22 janvier au 22 février, se tient entre 2 et 4 degrés; puis au 1 3 mars, elle dépasse 3 degrés, et enfin après l'équinoxe du printemps, la température croît d une manière très sensible.
Vers le 21 juin, époipie où commence Tété, la température moyenne est bien près d'atteindre 18 degrés, qui forment à peu près la valeur moyenne d une journée de juillet, mois généralement le plus chaud de Tannée. La température se soutient encore pendant le mois suivant, et ne commence à baisser sensiblement qu’au.v approches de septembre et surtout de T6(|uinoxe d'automne qui se présente le 23 de ce mois : elle tend alors à descendre audessous de 1 4 degrés.
C'est du 20 au 25 octobre que la température répond à peu près e.xactcmcnt à la température moyenne de Tannée, comme elle l avait fait, si.x mois plus tôt, du 20 au 25 avril. I.a température moyenne de Tannée est, d après les observations (jue nous avons présentées, à peu près de la valeur de 10”23, en tant qu'on emploie, pour la déterminer, la méthode des iua.xima et des ininiiua.
En jetant les yeux sur le tableau (page 1 I), nous voyons que la plus forte température, observée à Bruxelles pendant les 30 années de 1833 à 1862, a eu lieu le 16 juin 1858;
rHAl’irRE I. Uï l.\ CIULEU.
ollc était (lo 3i"7. La valeur qui s’en rap|uocliail le plus a été observée le 5 août 1857 ; elle s'élevait à 3i°6. En {général, dans cet intervalle de trente années, la leiiipéraliire n a dépassé 34 degrés centigrades <pie trois fois ; les deux premières ont été indiijuées ; la troisième fois a eu lieu le 1*' août 1846’, le mercure a monté à 34°2. (à; degré élevé ne s'est point présenté fieudant le mois de juillet ; une fois cependant, le mercure a marqué 33“9.
Dans un excès opposé, le thermomètre, pendant 1 espace' de trente années, n’est point descendu au-dessous de — 18"8 ; c’était le 16 janvier 1838; et, le 19 du même mois, il indiquait encore — 18“7.
Le tableau des maxiina eî des minima absolus montre (1 uiK^ autre part qu il a gelé, eu 1854, jusepi au 23 av ril : la tenq)érature était de — 0''5 II n'a jamais ge-lé avant le 5 octobre ; en 1 86 4, le thermomètre est descendu à — 0 "2 ; en sorte (pie I on compte environ six mois sans goU'ies, en dehors des temps les plus froids.
Nous donnerons ici, comme complé'iuent des deux tableaux présentés plus haut, un troisième tableau faisant connaître la tem|)érature de chaque jour de 1 année, en la déduisant des trente valeurs obtenues depuis 1833 jusqu'en 1862. Ce tableau nous a paru digne d une attention spcîciale.
Nous remanpierons d’alxvrd que les nombres, ipioique formant individuellement les moyennes de trente valeurs particulières, ne suivent pas une progression ascendante ni descendante : ainsi, le 4 et le 5 janvier indiquent des valeurs un peu plus grandes (pi elles ne. devraient lêtre d après les nombres (pii précèdent ou qui suivent. Cette discontinuité se montre plusieurs fois, cl indique des cas s(H''ciaiix (pii méritent de lixer l’attention parce qu’ils parais ■ sont provenir de causes particulières
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Température moyenne de chaque )f)ur, d'après les mauma et minima de 1833 à 1862.
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