‹ Météorologie de la belgique comparée à celle du globeChapitre 70 sur 211 · CIIAPITEE II. DE LA PLUE · texte numérisé non relu

CIIAPITEE II. DE LA PLUE

l.T moitié de celui des pluies continuées dans la période suivante, et de plus la moitié du produit des pluies commencées, mais non entièrement comprises dans rintervalle précédent.

G" Les quantités de pluie qui tombent, le jour, entre 6 heures du matin et 6 heures du soir, sont un peu plus grandes que celles qui tombent, la nuit, entre G heures du soir et 6 heures du matin. iMais de midi à minuit, la prépondérance des pluies est très manifeste, tant pour leur nombre que j)Our leur produit.

Étal du thermomètre pendant les pluies. — Nous avons été curieux de rechercher si. pendant la saison d hiver, la chute de la pluie pouvait avoir quelque inlluence sur la température normale de l air; et, en tout cas, si celte influence restait la même [M'ndant tout le cours de l'année. Nos recherches , établies d après trois séries d’années successives , nous ont conduit identiquement aux mêmes résultats , savoir :

Pendant 1 hiver, lu pluie élève la température normale de deux degrés ; elle l'abaisse, au contraire, de plus d'un demi-degré au priiitem|)s. L’abaissement subsiste encore, bien qu’un peu moindre, en été ; puis la température normale est encore déjiassée d un demi-degré en autompe. L’effet général produit sur Tannée entière une élévation de 0°43 au-dessus de la température ordinaire.

En rejirésentant par une ligne les fluctuations autour de la tenqiérature normale qu’éprouve, pendant les différents mois, la température occasionnée par les pluies, on voit que cette ligne atteint son excursion maximum en décembre, au solstice d hiver; elle descend lentement, elà Tépoque de l’équinoxe du printemps, elle lravcr.se rapidement Taxe des abscisses, pour atteindre son excursion minimum entre avril et mai ; puis elle se relève encore avec lenteur, pour aller couper Taxe des abscisses au second équinoxe.

Les pluies sont , en conséquence , coinparalivement chaudes en hiver, froides en été, el elles ont la tcnipéraliire normale de l air aux époques dos équinoxes.

En classant, d'après 1 ordre de iirandeur, les écarts par rapport à l étal normal (pi’éprouvent le.s températures pendant les pluies, on trouve ipi ils procèdent de la manière la plus régulière, el qu’ils s’élèvent, dans des cas très rares à la vérité, jusqu’à 10 degrés, soit en plus, soit en moins. Celte partie des sciences d observation oîi les écarts, par rapport à la moyenne , sont communément considérés comme les produits du hasard, el où cependant leur nombre et leur grandeur sont calculables à priori, mérite une attention spéciale. Ces questions n’ont guère été traitées jusqu ài présent : nous allons en donner un exenqile assez curieux, qui tendra à jeter plus de jour sur la question jirécédenle, el permettra d'apprécier des effets que nous ne ferons qu’indiquer.

Recherchons quelle est l’influence ipie les pluies exercent sur la marche du thermomètre, et ijuelles sont les anomalies qu’elles produisent sur les températures de l'air. A cet effet, j’ai comparé les lenqiératures, de 1 8i2 à 1 850 el pendant les pluies, aux températures moyennes des mêmes époques dans les circonstances ordinaires ; puis, j'ai classé les écarts en plus et en moins par ordre de grandeur. J ai trouvé, ainsi, que sur lo62 ob.servations, 188 m ont donné des écarts absolument nuis ou ne dépassant pas un demidegré centigrade [voijcz le Udileau suivant). Deux observations ont donné, pour plus grand écart en plus, 1 0 degrés ; el une seule a donné — 10° : tous les autres écarts ont été conquis entre ces deux valeurs extrêmes, 682 étaient positifs et 692 négatifs ; je les ai classés en groupant ensemble ceux qui étaient d un même nombre de degrés, sans différer d’un demi-degré eu plus ou eu moins ; ce qui m’a fourni

Page 1