‹ Méthode Berlitz pour l'enseignement des langues modernes (volume 2)Chapitre 40 sur 48 · LES OIES ET LES CANARDS · texte numérisé non relu

LES OIES ET LES CANARDS

Le petit Jules aime beaucoup les soldats. Quand il entend une musique militaire ou des tambours dans la rue, rien ne peut le retenir. Il suit les soldats, et, s'ils s'arrêtent pour faire l'exercice, il reste des heures entières à les regarder. Il a un grand sabre qu'il aime à montrer et un fifre avec lequel il imite les airs qu'il a entendus. Un beau jour pour lui c'est quand il peut réunir d'autres petits garçons sur la place, les mettre en rang comme des soldats et les faire marcher en ligne. Paul, le plus petit de ses amis, est son portedrapeau. II a pour drapeau un torchon attaché au bout d'une perche deux fois haute comme lui.

Un jour, en partant pour une de ces parades, ils passent devant une ferme et remarquent un troupeau

d'oies et de canards qui sortent de leur étable et marchent en ligne dans la basse-cour. ^ 'Halte !" crie Jules. Paul s'arrête et se tient à ses côtés levant son drapeau. Jules tire son grand sabre et commande : **En avant, marche ! '' En même temps il prend son fifre de la main restée libre et souffl3 de toutes ses forces. Les oies s'arrêtent effrayées, se mettent à crier et battent des ailes. A ce bruit les portes de la ferme s'ouvrent et le commandant se sauve avec le porte-drapeau. Le fermier rit de ce bon soldat qui n*a pas le courage de rester à son poste.

Questions: 1. Que voyez-vous dans la gravure? 2. De qui parlons-nous ? 3. Qu'est-ce que Jules aime à entendre ? 4. Que fait-il quand il voit des soldats ?

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