Chapitre II. — Chant des Psaumes
160. — Écartons d'abord les formules musicales qui ne souffrent aucune modification, quelle que soit la nature des syllabes qui leur correspondent, v. gr. : l'intonation ou initium des psaumes dont il sera bientôt question.
161. — Il y a deux sortes de cadences psalmodiques tant pour la mediante que pour la terminaison;
la cadence à un accent :
Dómi-nus Dé- us mé- us et celle à deux accents :
i-HI .
Dómi-nus Dé- us mé- us
La première se compose de deux notes et la seconde de quatre.
L'une et l'autre sont basées sur un type syllabique appelé spondée tonique, soit un mot de deux syllabes avec accent sur la première.
La cadence à un accent sera simplement spondaïque; celle à deux accents, qui comprend deux spondées, s'appellera dispondaïque.
Ces deux sortes de cadences ont été calquées sur le spondée parce que, avec deux syllabes seulement, ce mot fournit la matière d'un rythme complet, et peut-être aussi parce que le type spondaïque est celui qui apparaît le plus souvent au milieu et à la fin des versets.
Tant que le texte ne présente que des spondées, soit un mot de deux syllabes, soit un mot de plusieurs syllabes mais accentué à la pénultième, l'adaptation des syllabes aux notes se fait d'elle-même. Il n'y a qu'à chanter les notes comme elles viennent, et la note accentuée correspond infailliblement avec l'accent du texte.
Il en est tout autrement quand au lieu d'un spondée (mot paroxyton) se présente un dactyle (mot proparoxyton). C'est ici que la difficulté commence et que la règle unique, dont nous avons parlé, trouve son application.
Il y a dactyle, à la mediante ou à la terminaison, chaque fois que le dernier accent est suivi de deux svllabes atones. Ex. : Dóminus super nos, Jeî'usalem.