Chapitre II. — Chant des Psaumes
l66. — Les cadences ne pouvant être que spondaïques ou dactyliques, toutes les fois qu'il surviendra plus de deux syllabes après l'accent on n'essayera pas de la faire coïncider avec la note accentuée, ■ ^
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— -- sté* ri- lem in domo
mais on conservera à la cadence musicale sa forme spondaïque originelle comme il suit :
sté- ri- lem in domo
Vouloir à tout prix faire concorder la note et la syllabe accentuées quand elles sont trop loin l'une de l'autre, c'est faire éclater le moule musical, qui ne peut contenir tant de syllabes, et détruire le rythme. Le spondée musical, au contraire, sauve et l'accent et le rythme. L'accent de stérilem, que le chantre doit marquer au, passage, ne venant pas immédiatement avant le si bémol mais en étant séparé par une syllabe intermédiaire, ne souffre aucune atteinte, et la cadence musicale garde son rythme en conservant sa forme.
167. — Le mode de psalmodie, que nous exposons avec un peu plus de développement que ne l'a fait l'auteur, ignore complètement les mediantes dites rompues. C'est pourquoi sans doute la Méthode espagnole n'en prononce pas même le nom.
Ces mediantes, inconnues de l'ancienne psalmodie romaine, ne sauraient être appelées « cadences », puisqu'elles sont privées de l'élément essentiel de toute cadence : la noie de repos. Elles restent suspendues en l'air, sur la note élevée, et il faut attendre la continuation du verset pour que disparaisse l'effet de surprise qu'elles produisent et pour que la psalmodie, un moment égarée, retrouve le chemin qu'elle semblait avoir perdu.
Ajoutons qu'au point de vue pratique les mediantes rompues rendent l'exécution de la psalmodie plus difficile, surtout si, voulant être conséquent avec soi-même, on les faisait dans tous les tons.
C'est tout ce que nous pouvons dire ici d'un genre de mediantes étrangères à notre plan et dont nous ne faisons mention que pour mémoire. Nous avons hâte de terminer ce paragraphe sur les cadences psalmodiques en revenant à la règle unique, simple et