‹ Méthode complète de chant Grégorien d'après les principes de l'École de SolesmesChapitre 39 sur 173 · Chapitre II.— Chant des Psaumes · texte numérisé non relu

Chapitre II.— Chant des Psaumes

177. ^— On peut respirer après la flexe, si' on en sent le besoin, mais à la condition de le faire sur la valeur de la dernière note qui, dans ce tas, 'se prolonge un peu moins. >

IjS. — Médiatite.

Pour bien la faire, qu'on mette en pratique ce qui a été dit au sujet de la teneur et du léger changement de mouvement quand on arrive à la cadence.

'179. -^ Ainsi qu'on peut le voir dans le tableau des huit tons, il y a des mediantes à un et à deux accents.

'180. — La manière d'adapter les syllabes aux notes des cadences a été suffisamment expliquée. Si, avant l'accent d'une cadence, il y a des notes ou groupes de notes appelés « de préparation », ces notes ou ces groupes ne se déplacent jamais et reçoivent indistinctement les syllabes comme elles se présentent.

Un exemple :

fl

Teneur

notes de prép.

Mediante /

• 4e Mode

Do-nec pó-nam in- i- mi- cos tu- os

■ ' Pá- tri et Fi- li- o

ut pér- de- rent me

181. — Nous avons dit, en parlant de la formation des cadences dactyliques, que la seconde syllabe du dactyle, v. gr. Dôminus, se place toujours sur le même degré que la note suivante. Nous devons signaler ici une exception concernant la cadence du dernier accent de la mediante du troisième ton.

Dans cette cadence, au lieu de chanter :

pli- e- ri Dó-mi-num * su- per te *

On fait correspondre l'accent avec le do qui précède la clivîs, laissant celle-ci pour la syllabe atone 7ni :

pu- e- ri Do-mi- num * su- per te *

Cette adaptation, particulière au troisième mode, est motivée par la place fixe qu'occupe la clivis sur la pénultième, accentuée ou non, de la mediante. En fait, nous sommes ici en présence d'une cadence spondaïque immuable. Elle ne pourrait subir un changement sans perdre aussitôt son rythme. Pratiquement, la clivis est forte ou faible selon la nature de la syllabe qu'elle rencontre.

182. — Après la dernière note de la mediante, dont la valeur est doublée, vient la pause marquée par X astérisque.

Il est difficile, dans une méthode, d'apprécier à sa juste valeur la durée de cette pause ou silence, qui doit se faire avec aisance et non avec une rigueur mathématique. Elle équivaut approximativement à la valeur de quatre syllabes ordinaires ou de deux temps retardés.

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