Chapitre VI. — Les appuis rythmiques
Cré-do in ii-num Dé- um,
Le mi de Credo et de unum appelle naturellement l'ictus, parce qu'il est la tonique. Les mots y gagnent d'être rythmés. Texte et mélodie concourent ici ensemble. C'est ce que nous avons déjà rencontré au premier membre de la strophe Lauda Sion.
b) Dessins mélodiques,
286. — Dans le chant grégorien il y a des mouvements mélodiques semblables ou opposés, des répétitions vraies ou simulées, des déductions ou des amplifications de thèmes, des gradations, des membres antécédents et des membres subséquents, des demandes et des réponses, des rimes, etc. Nous aurons l'occasion d'en parler en détail. Dans tous ces cas, les ictus rythmiques doivent révéler et préciser la pensée musicale.
287. — Les passages, dont le dessin rythmique est nettement défini par les contours de la mélodie ou dans lesquels il apparaît du moins comme le meilleur, le plus naturel, servent de règle pour des cas analogues ou semblables qui, par eux-mêmes, se prêteraient à des interprétations variées. On ne peut s'affranchir de cette règle et adopter un rythme entièrement opposé que pour de graves raisons.
Passons à quelques exemples pratiques.
La p7'emière des cadences suivantes du Credo I détermine le rythme de la seconde, et même de la troisième qui revêt ainsi, par rapport aux deux précédentes, son vrai caractère de cadence incomplète.
ler
Pa
in- vi-
si-
bi-
um.
de- scén-
-dit
de
caé-
lis.
de Dé- o vé- ro.