Enfin \ action synthétique du rythme
Nous avons dit que le rythme simple doit son unité à l'intime relation de dépendance entre l'arsis et la thésis.
Le rythme composé par contraction, dans lequel l'arsis ou la thésis se répètent comme il a été expliqué, doit aussi à leur mutuelle relation ou dépendance les liens qui font son unité.
Même le rythme composé par juxtaposition, bien que les divers rythmes simples qui le composent gardent chacun son arsis et sa thésis, établit cependant entre eux une union étroite, soit moyennant le texte, soit par les contours mélodiques, soit encore par les nuances dans l'exécution.
Toutes les fois donc, que l'action synthétique du rythme, cessant de faire sentir son influence, laissera certains groupes de notes sans relation intime et immédiate entre eux, il y aura lieu, si les autres facteurs ne s'y opposent, de marquer dans la phrase une nouvelle division, un nouveau membre, une nouvelle incise.
307. — Le texte, la mélodie et le rythme, qui déterminent ainsi la forme externe ou l'étendue des incises et des membres, constituent
aussi leur unité ou \Qur forme interne : le texte par le sens littéraire ; la mélodie par le sens mélodique; le rythme par le principe rythmique qui subordonne tous les mouvements rythmiques à un groupe arsique principal, lequel, ordinairement, coïncide avec le point principal mélodique, et souvent même littéraire, de l'incise ou du membre.
Phrase d'un seul membre ou d'une seule incise.
Ky-ri- e e- lé- i-son.